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26 mars 2015 4 26 /03 /mars /2015 11:08

s640x480.jpgUne jeune fille de 18 ans- appelons la Juliette-jolie, vive, passionnée, rousse aux longues boucles divaguant sur ses épaules en cascade, fait un rêve qui l'étonne et la marque. Dans un premier temps, cependant, elle le garde pour elle même, consciente qu'il recèle une part précieuse d'elle même. Elle me le relate vingt cinq ans plus tard, alors qu'elle est devenue une femme installée dans la vie, une collègue, psychologue.
"Le rêve se passe à Venise. La rêveuse voit la place Saint Marc recouverte d'eau-seulement quelques centimètres, comme une toute petite acqua alta. Au travers de l'eau, elle aperçoit, sur toute l'étendu de la place, des coquillages par centaine. Dans un coin, une placette qui dans le rêve porte un nom, "la carré d'Oscar Wilde". Une jeune fille y est allongée sur le dos, son corps apparaissant entres cinq centimètres d'eau. "C'est très beau, dit-elle, tout y est beau, la lumière, Venise, l'eau...Dans la rêve on comprend ce qui lui est arrivé. Elle est morte car son sexe à été bouché par un coquillage." Elle ajoute qu'il se dégage du tableau un sentiment de compréhension, presque de révélation, comme si une énigme venait d'être résolue." Elle a gardé ce rêve en mémoire. Il a pris pour elle le nom de "Rêve d'Oscar Wilde". En bavardant avec elle, elle m'apprend qu'il lui arrivait de passer des vacances d'hiver à Venise, visitant les musées, courant les concerts, et se promenant à travers la ville. En écoutant ce rêve une image s'impose devant mes yeux la naissance de Vénus, le célèbre tableau de Botticelli. Juliette connait le tableau bien sûr! La plus belle femme du siècle, Simonetta Vespucci, servit de modèle, pour représenter Vénus nue, incarnant la grâce et la sexualité féminine. La cascade de cheveux roux rappelle les ondulations des vagues, soulignant d'un même trait son origine aquatique et son tempérament de feu. La déesse se tient debout sur un coquillage, une coquille Saint Jacques, flottant à la surface de l'eau. Prés d'elle, Zéphyr et Aura, le dieu des vents et son épouse, soufflent tous deux, poussant l'équipage vers la terre. Le vent imprime un mouvement à la chevelure d'Aphrodite. On la devine un peu troublée par la fraicheur. C'est ainsi qu'on peut interpréter le mouvement de sa main droite dont elle se couvre nonchalamment les seins et la main gauche qui ramène une mèche de sa très longue chevelure sur son sexe. Du ciel tombe doucement les roses, fleurs d'Aphrodite, ses jumelles, nées d'une même mouvement qui la fît éclore.
Le point saillant, l'accent du rêve est le coquillage obstruant le sexe de la jeune fille, tout comme celui du tableau...Sans recouvrir a des interprétations exotériques ou psychanalytiques, les commentateurs du tableaux s'accordent en général à voir dans la coquille Saint Jacques un sexe féminin. Vénus-Aphrodite, chez les Grecs est née d’après Hésiode de la castration d'Ouranos par son fils Kronos. Des gouttes de sang retombent sur terre dont nées les Erinyes, divinités de la vengeance, qui veillent à ce que le sang versé ne demeure pas impuni. Après l'avoir tranché, Kronos jeta le sexe de son pére au loin, au milieu de la mer. Il retomba au cap Drepanon, au nord est de la Sicile, au pied du mont Eryx. Mais un sexe de Dieu ne perd pas sa puissance de fait de l'avoir coupé. De la semence d'Ouranos, mélangé à l'écume des vague naitra Aphrodite, déesse du désir sexuel. C'est bien l'ensemble de cette légende que condense ce tableau. La sexualité est évoquée par la nudité, les mouvements lascifs de la déesses, la coque géante,, l'étrange naissance est rappelé par le milieu aquatique. La castration du Titan est pudiquement représenté par la chute des rose, qui sont comme autant de gouttes de sangs. La jeune fille qui fît ce rêve réassemble les éléments du tableau en un nouvel agencement. Le coquillage d'où surgit la naissance de Vénus du tableau, représentant son sexe ouvert, vient ici obstruer le sexe de la jeune fille. La naissance cataclysmique du mythe grec devient dans le rêve une belle mort en un écrin d'eau cristalline. Les roses comme autant de gouttes de sangs deviennent ces coquillages répandus par centaine sur la dalle de la place Saint Marc. Une première lecture du rêve, le long du tableau, indique que la naissance d'Aphrodite qui pourrait être résumé par la phrase "et le désir sexuel déferla sur le monde" est ici inversé. Le rêve a décidé de la contredire. On peut étouffer le désir, obstruer le sexe de la femme, le conditionner à la beauté. Car la beauté est présente partout dans ce rêve, dans l'évocation de la ville de Venise, dans le scintillement de la place Saint Marc recouverte d'une pellicule d'eau, dans la sensation que laisse le rêve au réveil. D'où j'en conclu que le concept du rêve est une sorte de promesse que se fît cette jeune fille à l'époque. Celle de s'ouvrir qu'à condition de la beauté. Le carré d'Oscar Wilde n'existe pas à Venise. Mais l'écrivain anglais était aussi passionnée de culture grecque, de sa beauté. Son célèbre roman Le portrait de Dorian Gray, met en scène un jeune homme dont la beauté saisissante est est préservé malgré sa vie de débauche. Les marques du temps et les flétrissures de ses actions s'inscrivent dans la toile du tableau, épargnant le héros qui conserva sa beauté d'adolescent jusqu'aux dernières pages. Les rêves d'Oscar Wilde constituent des désisions. Ce sont des noyaux de philosophie personnelle. Leurs actions ne résume pas au lendemain, elle perdure aussi longtemps qu'un autre rêve n'est venu lui succéder, comme guide. Ils restent inscrit dans la mémoire des personnes qui peuvent évoquer sans difficultés. Una caractéristique de ce rêve est d’être figé comme le tableau. Ils ressemblent aux visions des voyants, sorte de tableaux immobiles aux milles détails, sur lequel il leur sera loisible de revenir lorsqu'ils auront des questions sur leurs voyances. Si juliette avait relaté ce rêve le lendemain, l'interprétation aurait pu être "Vous attendrez longtemps avant de vous marier, jusqu’à désir et vérité s'assemblent en une même personne." Mais reste une question, pourquoi Juliette se rappelle t'elle toujours de ce rêve, le seul, d’après elle, à être resté intact en sa mémoire. C'est que la désision prise à l'époque du rêve, au temps des balades dans Venise est toujours valable aujourd'hui, vingt-cinq ans plus tard, aucune nouvelle philosophie n'étant venue remplacer la première.
Extrait de la nouvelle Interprétation des rêves de Tobie Nathan

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17 janvier 2013 4 17 /01 /janvier /2013 12:12

 

Si mes sommeils sont sans rêves, je suis malheureuse. Au réveil j’aime interpréter mes rêves. J’ai un petit carnet ou je les note. Un petit dictionnaire des rêves en forme de croissant de lune et argentée. C’est mystique, il y a des symboles, des clés à trouver, des portes à ouvrir. Ce ne sont pas que des rêves, c’est l’écho de ma vie. C’est les films de mon inconscient. Décousus ou pas… On m’envoi des messages, à décoder. J’aime résoudre ses énigmes.

Mon lit est un royaume, je suis la reine. Au lit j’aime lire. Je suis plus réceptive au bruit, à la musique des éléments, de mère nature. A ma musique. J’écris mon journal, j’écris des poèmes. Je médite, je rêve endormis et éveillé.

Le crépuscule m’apaise. J’aime mon royaume, j’aime ce petit nid douillet perché, la tête dans les étoiles. La clarté du jour happe les rêves. La réalité me semble rude et sans intérêt. Se lever tôt, aller au travail dans la nuit et le froid. Tenir debout une journée entière. Accomplir des tâches souvent pesantes. Rentrer vide. Pauvre humanité !  J’aurai préféré être une panthère noire, chasser me semble plus marrant. Même si je suis végétarienne…Mais les animaux avalent juste l’essentiel.

Se passer du superflu. L’humain moderne à toujours plus de choses, souhaites avoir plus, il se remplit de choses. Ou de rien lorsque son porte monnaie est vide. L’humain est alors frustré. L’humain moderne a beaucoup de chose, mais est vide à l’intérieur.  Ce n’est pas de sa faute, on le conditionne.

Je ne suis pas une panthère, mais je me ressens un peu sphinge, un peu fée…Si mon sommeil est sans rêve, j’irai dans le rêve de l’autre, j’interpréterai les toiles. Celles de Gustave Moreaux. Si je ne me souviens plus de mes songes.

Je travail peu, je vis de peu de choses. Je suis un être trop fragile, trop sensible. J’ai peur du monde du travail. On est conditionné pour travailler. Tout se paye, même l’eau. C’est très difficile d’être en dehors de se système. C est un monde de consommation. Tu ne peux pas te contenter de faire pousser des légumes dans ton jardin. Il l’aura toujours un petit truc à payer…Payer, payer. Payer la chance d’être en vie.  Je suis une artiste, je m’imagine mal travailler à l’usine. Je n’ai pas la volonté, pas la force. C’est travailler dur pour une miette d argent. C’est se faire mal, perdre son âme. Pourquoi fait-on des enfants ?!!! Pour leurs imposer ce destin !!! L’esclavage…Je suis artiste, je vais peut être mourir de faim ou de froid. On me ramassera comme un déchet sur le trottoir ! Vous avez besoin des rêves. Vous aviez besoin de moi.

J’oublis mes pensés déprimées. Gustave_Moreau_MOG002.jpg

Je vais m’endormir en pensant au baiser de Klimt, je suis enveloppée dans une couverture d’or, dans les bras d’un homme qui m’embrasse tendrement. Ne me sortez pas de ma toile. Mon homme c’est Morphée. Si mon sommeil est sans rêve, demain matin je contemplerai les œuvres de Gustave Moreaux. Je songerai en lui. Je chercherai les clés, déchiffrerai les symboles. J’ouvrirai des portes, je marcherai immobile, mais j’avancerai. Toujours vers plus de beauté.        

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21 septembre 2012 5 21 /09 /septembre /2012 14:18

Lizzie8.jpg

La maison vibrait comme si elle était une roulotte sur les routes. Pourtant demeure immobile, enraciné depuis deux siècles. Tel un vielle arbre, maison d’écureuils…Et d’âmes errantes. Titani agacée par ses tremblements de machines à laver, n’arrivait pas à s’endormir…Ce n’était pas des machines à laver mais le bruit rappelait ça.

Titani avait taché ses draps de sang, c’était réveillé à cause de l’humidité de son sexe nu pleurant sur ses cuisses et ce grand mouchoir absorbant dans lequel elle était enroulée. C’était peut être pour ça que le bruit lui faisait penser à une machine à laver.  Il faudrait nettoyer le drap, laver le chagrin de jeune femme. Son estomac douloureux la clouait dans ce lit salit. C’était bien dans les tuyaux de son estomac qu’il y’avait des embouteillages. Et des nœuds. A part que c’est pénible de devenir une femme.  Ce n’était pas des règles douloureuses. Mais une crise de boulimie la veille.

Le bruit réverbérait dans ses vitres,  elle posa donc ses yeux sur le carreau. Il était recouvert d’une pellicule de glace. Ne voyait rien de l’extérieur. Elle avait froid, cela s’expliquait. Le chat dormait sur ses pieds, aussi chaud qu’une boulotte.      

La veille sa fée posée sur le meuble de la bibliothèque avait perdu son équilibre, c’était cassé l’aile. Personne ne lui avait appris à voler. C’était juste des grandes ailes pour faire jolies, un peu encombrantes. Si elle avait su voler, sur le sol elle ne se serait pas fracasser. La fée c’était cassé sans un bruit, sans une plainte, même pas de sang. A croire que sa douleur n’avait pas de maux.

Titani était chagrin. Elle tenta de recoller l’aile.  

Avant d’aller au lycée,  elle avait essayé d’aider un pigions blessé à l’aile, il était sur son chemin… Retourné, se débâtant sur le dos.  C’était sans doute une voiture qui l’avait percuté.

Tout cela Titani l’associait, des ailes blessées sur son chemin,  qu’elle voulait panser, mais elle n’y arrivait pas.  C’était un signe, l’aile du pigions, puis de sa fée.  C’était en faite un miroir d’elle, un miroir d’ailes. La fée qui se casse, le pigions blessé voulaient lui montrer sa propre blessure. Une blessure dont elle n’avait pas conscience.   Les ailes serait-elle la symbolique de la liberté ?

C’est vrai que la boulimie est une prison mentale, une prison du corps aussi… Enfermée dans sa maison, privé de l’extérieur. 

Mais Titani à ses signes n’y avait vu que son manque de temps pour écrire, et c’était peut être son aile blessé qu’elle ne pouvait pas panser. Ne pas penser. En écrivant. Seuls les mots savaient voler, et pas les fées de porcelaines. Mais cette fée ne pouvait symboliser que la liberté, liberté de s’échapper dans ses rêves. De voyager immobile, même enfermée c’était la meilleur évasion. Cueillir une plume.

On pourrait enfermer les fous dans un asile, on pourrait enfermer les voyous en prison ils pourraient faire des voyages immobile. Même dans la maladie, les prisons du mental on pourrait trouver des chemins pour s’évader, la maladie à ses propres issues, mêmes si les flics les retrouvent elle et sa plume, elle pourrait encore s’échapper.


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24 juillet 2012 2 24 /07 /juillet /2012 15:37

l envers du miroir

L’écho est le miroir de la voix. La voix est le reflet de l’âme. Les yeux aussi.

L’écho est son miroir qui se déforme…C’est ce regarder, plutôt s’écouter dans l’eau d’un lac, ou d’une rivière. Mais les reflets n’ont pas d’âme. L’écho n’a pas d’âme. La voix vient buter sur les parois, se déforme en recopiant. Se déforme selon les formes. Des murs, du plafond. Les murmures se déforment. C’est comme l’eau qui s’adapte à tout, prends la forme de son récipient.

Autrefois personne n’avait de miroirs chez soi. Aujourd’hui personne n’a encore de lieux pour s’écouter, ou c’est un hasard. Personne n’a de lieu qui fait écho. Une petite chapelle dans l intérieur de sa maison. Demain on aura ça chez soi. Comme on a des miroirs, des salles d’eaux, des chambres. On ira s’écouter avant de sortir. Se sera plus terrifiant. La voix est le reflet de l’âme. Se sera horrible d’entendre le miroir de son âme. Lorsque l’âme n’est pas belle. On tentera de la maquiller, de prendre une autre voix. Une issue, sans issue. Une impasse. On sera prisonnier d’un autre soi. Que l on prendra pour soi.

Sous l’écho on aura l impression d’être un géant, un Dieu, quelque chose du divin. La voix prendra tout l’espace. On aura l impression de n’être jamais seul, l’écho répond.

Devant la glace on passe notre temps à imiter. Euh, à se faire imiter… On peut  confondre. Qui est le vrais, l’originale, l’origine ?

Les miroirs sont sans âme.

Miroirs ignorés :

 L’écho. Une photo est le miroir d’un instant. Une photo prise, prends peut être quelque chose de soi.  Capture un peu de soi, et on perd un de soi. Celui sur la photo n est plus soi, même si celui-ci nous ressemble comme deux gouttes d’eaux. Même si la photo ne date que d’aujourd’hui. Dans la photo son soi capturé, qui n est plus soi, vît une autre vie en son monde immobile.

La télé, un film est le miroir sans tien de notre réalité (d’un imaginaire), mais les acteurs ne pensent pas, ne pensent pas. Ils imitent. Le monde de la pensé pensé.

Les miroirs  n’ont pas d’âme. Les gens défilent dedans à moitié mort. Ils ne pensent pas dedans, mais en dehors. Et si ils pensent dedans, ce n’est que le reflet de la pensé. Pensé, pensé. Le reflet sans profondeur.


 Mais sur l’eau se regarder, ne pas voir la profondeur, plonger dans son image, se noyer.

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28 juin 2012 4 28 /06 /juin /2012 21:00

Le monde est en noir et blanc. Où plutôt sépia. Comme dans les photos d’autrefois. Le passé est présent. Je suis une forme aux contours un peu gommé. Je marche sans effleurer, où si peu le sol. On devine ma côte saillante au travers ma robe. Mes bras longs et fins se balancent le long de mon corps. Des brindilles d’arbres. C’est joli comme architecture du corps. Mon époux me comparait aux statuettes de Giacometti. Dans le paysage lasse, je marche sans but. D’une manière aérienne, d’elfe dépressif. Tête baissé, mes longs cheveux blancs me tombant sur le visage. Je marche le long du chemin de fer abandonné, les herbes folles sont inertes, pas un brin de vent, et elles baissent la tête aussi. Mon intérieur est vide. Le contenu barrait par les barreaux de ma cage thoracique démuni de peau.

Une poupée Barbie est échouée le long de la voix. Elle saigne. Ses jambes sont arrachées. Elle est nu dans sa flaque de sang. Le monde est en noir et blanc mais le sang, lui est rouge.

Un voyageur a fait tomber son enfance.

L’enfance nous abandonne, ou l’enfance on la mutile ! Nous continuons notre chemin, c est même le chemin qui nous emporte…Nous sommes en train, sur des rails. Peut être que nos rêves de petites filles n’étaient pas nos propres rêves ?! Ou ce n’est plus nos rêves. Ou nous sommes déçus, comme avorté du rêve.

La poupée Barbie était si parfaite. On voulait lui ressembler. On rêvait du prince charmant.

Le monde est en noir et blanc comme autrefois. Le monde est archaïque.  Il n’y a que le sang qui est rouge. Prise de conscience ?! Rouge vif comme la jeunesse. Rouge éclatant, punch. Rouge dangereux. Rouge blessé.

Moi aussi j’étais dans ce train de vie, maintenant je suis à côté. Je me suis jetée du train.  Je ramasse cette pauvre poupée, je continus ma route.      

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4 avril 2012 3 04 /04 /avril /2012 15:53

 

 

Assise prés de la cheminé, je lirais des livres, feuilleterais les feuilles assise dans l’arbre du jardin, les ongles vernis de noir, tournerai les  pages, mes pieds posés sur des buches coupés, sous le toit de la vielle maison charentaise. Parfois je reposerai mon livre et toutes ses feuilles, pour broder, comme le faisaient nos grands mères d’entant en racontant des contes, je ne raconterais pas des contes, mais mes pensés iront vagabonder en conte, sans m’en rendre conte, à la rencontre du rêve. Traverseront les murs de pierres apparentes telles des spectres, passant par quelques maisons d’araignées comme un papillon déchire sa chrysalide. Iront dehors sous la pluie, dans le jardin fleuris, iront même dans le cœur des arbres, parler aux dryades, rencontrer des lutins savants, lisant l’univers dans les racines, les racines récoltant les mystères dans les grains de terres humides, des gouttes d’eau sont tombées de ciels ou ont effleurées des étoiles, des comètes , on emprisonnées quelques fragments de tout ça...  La pluie qui tombe sur les vitres me réveillera de se rêve, je broderai les cheveux sec, brodant mes histoires. Je m’enflammerai avec le  feu de la cheminé, mes trois chats seront couchés a mes pieds, bien au chaud, en ronronnant en cœur, tous en chœur, en harmonie avec le moindre bruit, le crépitement du feu, la toiture qui craque, les portes qui grincent, le vent gothique déplumant les arbres, les chants d’oiseau nocturne car la nuit est tombé. 

J’irai manger, mon seul repas de la journée comme à mon habitude, voulant garder ma frêle silhouette, je mangerai quelques légumes du jardin.

Dans une pièce immense, en passant par un couloir, puis un escalier ancien ;  je mettrais un disque, je danserai, danserai en transe. Les flammes danseront, j aurai emporté le feu avec moi, mais la pluie tombera, les lumières de lunes sous les feuilles d’arbres, elles aussi danseront pour moi, en live. Au loin je croirais entendre un loup chanter, mais je ne risquerai rien emmuré dans la maison charentaise. Je chanterai moi aussi avec une voix lyrique.

Parfois il m’arrivera de sortir dehors en tunique blanche, invoquer des esprits sous la pleine lune, qu’il vente, ou qu’il pleuve, se sera le sabbat des sorcières. L’encens se consumera dans la maison, les lueurs de bougies vacilleront à cause d’une porte ouverte, d’une porte ouverte sur le paranormal, et les lames de tarots joncheront le sol, entres les grimoires…

Dans cette maison j’aurai aussi un atelier de peintre,  je ferais mes couleurs avec mon sang, avec la terre prés du chêne, ou la terre prés du hêtre plus clair, des teintes avec des fleurs coupés, broyés, la sève de l’arbre, le bleu clair du ciel, le noir de la nuit, le charbon,   l’argenté de l’étoile. Je ferais des toiles, des toiles au même rythme des araignées brodeuses, il faudra que je brode une histoire, une robe.

Le dimanche soir je retournerai à Rochefort, au prés de mon autre, peut être qu’on regardera des films fantastiques, peut être on fera l’amour, ou on ira dans un café, je lui raconterai mes weekends, emporterai un peu de la maison de campagne dans notre ville. Le lendemain j’irai au lycée, apprendre à broder, les jours seront décadents, rythmés, le midi je rentrerai pour ne pas manger, les soirs j’aimerai écrire, avoir toujours de l inspiration pour broder mes histoires, j écrirai des romans, je publierais.  Je ferais des toiles, je tisserais des liens, je tracerais des lignes pour relier mes étoiles. 5398489171_b11875e245.jpg

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7 mars 2012 3 07 /03 /mars /2012 19:38

 

 

 portrait-black-and-white.jpgUne tache rouge sur une photo en noir et blanc. Tu t’es fait mal.

C’est un portrait flou, un ovale pâle, elle ne nous regarde pas, je ne sais ce qu’elle voit. Lui qui l’a volé en la photographiant, le savait.  

Ses cheveux s’envolent.

Non, il ne s’envole plus jamais, mouvement figé. Ou l’illusion du mouvement.  

Tu la devine maintenant au travers ton sang. Il coule sur son visage alors que toi tu secouais la photo pour effacer ta blessure qui s’est mise en rouge sur son visage d’ange. Tu te dis que tu aurais du éponger, plutôt que de l’étendre. 

Tu es dans un monde de couleurs violentes, elle  est dans un monde doux, paisible de noir et blanc, elle est de noir et de blanc, elle est faite de contraste, de dégradés et d’un peu de gris quand ce n est ni noir, ni blanc. Elle était. Une tache rouge, s infuse doucement dans son monde. Le paradis n’était que blanc mis en valeur par ses ombres. Son monde n est plus un paradis, maintenant que ton sang est versé sur la photo.   

J’ai l impression que les photos ne sont en faite que des portes condamnées, et  si  ces portes sont ces fenêtres, ces vitrines, ou on a saisi un instant, mi un instant sur du papier. On à saisi une part de la personne, volé quelque chose… mais si on croit qu’on momifie les paysages, qu’on fige, qu’on emprisonne (en immobilisant), je crois que derrière cette porte condamnée, derrière cette image, à jamais sage, l’autre toi volé, saisit, vit quelque part sans que tu ne le saches.  Derrière cette porte condamnée. Chaque portrait nous confronte à la mort, à notre propre mort, mais la mort vit et on ne se rend peut être pas compte. Elle danse peut être, fantôme, derrière cette porte condamnée.  Toi tu la vois immobile, un visage sans nom, un visage flou, un visage mystérieux et beau, c’est pour cela que tu l’aime. Tu lui parles comme si elle pouvait t’entendre, peut être te sourire, peut être te parler, peut être surgir du portrait. Tel un être qui surgit de l’eau, remonte à la surface. L’ange que tu appelles, te blesse par son absence présente, une tache rouge sur son portrait noir et blanc. Elle ne pourra jamais remonter à la surface, c’est du papier glacé.

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20 juin 2011 1 20 /06 /juin /2011 17:11

 

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  Au bord de l'océan lunatique on ne verra plus le temps se soustraire à la mort. Elle ne sentira plus la peur du vide, tellement qu'elle croira pouvoir voler. Du haut de cette falaise elle aimera s'y jeter. Où? Dans l'abandon qui n'est qu'un vide. Mais le vide peut être beau, des milliards de planêtes se sont endormi ici.  Elle pense que la mort prend ceux qui sont pret à être cueilli comme un fruit mur. L'arbres se pli aux vents et attend pour craquer. Mais elle n'est qu'un fruit, et c'est ce corbeau nomé la mort qui la dévora un jour. Un jour éternelles et un peu cruelle , elle séduira la corneille, la corneille aimera manger cette belle dame. La femme croit un jour voler dans cette amour. L'amour est un sentiment animale, celui là il vole, il plane, il est froid comme la mort avec son plumage qui cache tant de mysteres et qui ressemble tant à la nuit. Dans le ventre de la bête elle sera son sang, dans les yeux de l'animale un peu de son regard: elle lui donnera. Longtemps j'ai cru voir planer cette oiseau devenu fou, pas seulement d'aimer, mais pleins de culpabilités. Si il avait été un loup il n'aurait pas su pleurer d'avoir croquer une biche, il a faim, il mange, dévore: la vie, pour survivre. Et tant pis si il prends la vie. Aprés tout elle coure dans ses artères, dans l'usine de son corps. Puis le loup n'aime pas philosopher, il n'aime que metamorphoser. Il murmure a des oreilles d'une belle, qu'elle sera son sangs, à lui, sa vie, et quelle nagera dans ses couloirs rouges.

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9 avril 2011 6 09 /04 /avril /2011 17:26

L'imagination ne seras plus seulment une fiction, je suis le héros d'un roman, il ma créait, il joue de moi, il fait mon passé et mon destin, il détient la clée de ma pensé, de mon caractére, il détient tout... Je peut être immortalisé sur son papier glacé. Etre lu et relus à la guise de ses lecteures. Puis un jour du papier il en feront du feu et tout à coup même mon nom seras mort. 

 

Moi aussi comme lui j'écris,j ecris un autre récit,  peut être que tout ça n est pas qu'un roman, et moi comme cette chose au dessu de moi j'écris aussi une autre histoire sur un cahier, je joue de mon héros, je suis sadique, je torture son âme, J'ai tout créé de lui, il ému, je l'ai fait fragile, il marche dans un destin, celui je créais...Je fais de lui ce que l on me fait, Mais ce n'était pas qu'un roman alors si je crois à cela je n 'écrirai plus son histoire, je ne suis pas un Dieu assasin, si j 'étais cela je ne désire pas, je ne désire plus. Et si au dessu de moi il areter de tout diriger, si il areter de m'écrire, de tout controler!

 

Des romans dans des romans, des sadiques et des assasins en puissances, des faibles à la pire destiné. Si le fictif est relle, je n ecrirai plus. emotion

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1 avril 2011 5 01 /04 /avril /2011 21:08

Je marche tant, regarde moi, un jour tu seras fier de moi!
Ne t'en souci pas! De qui tu es, de qui tu as été, les humains sont tous des malades, alors je viens te dire, je ne suis pas fâché, même si je souffre.

Comment toi qui n'a eu que violences, du berceau à l'adulte, que pouvais tu donner d'autres? L'amour, cette parfaite inconnu? Celle que tu n'avais jamais eu, et qui frappe un jour l un des couloir de ta vie.
Cela te fait peur, l inconnu fait toujours peur, et on ne sait pas apprivoiser. L'amour il en faut, mais si elle arrive tard, le mal ta déjà enchainé.

Je te regarde encore dans ce couloir dans l'océan de larmes, elle  vient l inconnu frapper à ta porte, mais toi tu es sur la défensive, tu as tant peur, tu es cette animal blesser. Toute une  vie à jouait de toi. Peus tu faire confiance en cette inconnu? Elle parait trop belle pour paraitre vrais! On t'a vite appris la méfiance. Et si tu t'abandonne à l'inconnu tu ne sais pas aimer, t es maladroit, on t'as appris à être dur.
Pauvre cœur, j'ai tant mal.

Je te pleure, toi le mort comme si j'oubliai tout, pourquoi aimer celui de ses cauchemars?! Pourquoi tout pardonner?
Mais pourquoi haïr; entretenir des flammes, nourrir des démons?
L un comme l'autre est ridicule.

Moi je t'aime, qu'importe qui tu es, qui tu as été. Moi aussi je ne suis pas parfaite.
Alors j espère j irai briser nos chaines.

Dans l inondation de nos pensés, parfois même dans ce naufrage de l' âme, face a notre  propre torture, un rayon soleil peut pénétrer, alors un sourire éphémère remonte à la surface. Mais nos yeux sont éblouie par cette lumière d'amour inhabituelle. Alors nos pupilles s'enfuit dans l ombre, ce caché sous la paupière détenue à la mélancolie.

Être pantin dans l'océan de larme et de sang, c est vivre dans chaque déserts qui va et vient, c est laisser place en soi, en elle, à son caractère lunatique et imprévisible.
De lame elle nous torture, dans son immense mouvement, de ses mains elle m emprisonne.
Puis m'abandonne sur le sable froid et les galets.
Ces pierres un peu dur et lourd a porter dans mon cœur. Des poids donner de père en fils, de façon empirique. Triste destin!

Des pierres pour se construire des forteresses pour ce protéger de cette vie qui menace les êtres fragiles que l on est, ou que l on est devenue.

Solitude dans chacun, mais protection illusoire, un feu trace des blessures.
Il y'a aussi l'orage et ses éclairs.
Une à pénétré mon cœur et longtemps j'ai mal!

Pourtant j'aime la vie, à la foi douce, belle et destructive.

Je suis l'enfant de ce passé que tu berce encore.

Pourquoi pardonner? Mais pourquoi haïr des fantômes qui ne veulent plus rien dire  ?

Mais je t'aime qu'importe qui tu es, ou qui tu as été.

Mais je briserai les chaines, j'essaierai.  cradle-of-filth.jpeg

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