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20 octobre 2016 4 20 /10 /octobre /2016 09:06
Fée aux ailes d'amétyste

IMPRESSION XL
Elle ne parvient à déployer ses ailes à sa guise
Mais le mouvement fébrile de sa liberté se fait sentir
L'améthyste illumine ce corps fragile de ses puissants éclats
Tantôt diaphanes comme les Nymphéas de Monet
Tantôt translucides telle la transparence de ce verre encore vide.

Cette pierre violette à la rare préciosité et aux reflets de fer
Mire à la fois les œillets parsemant les tombes dans les cimetières
Et les iris plantées ça et là, tentant de retenir la terre, le temps...
Et toute la nature s'anime au passage de ce joyau si raffiné,
Aux reflets miroitant les hypothèses existentielles à venir...

Combien d'heures se sont écoulées depuis cette première fois
Où l'anneau argenté est venu cercler le doigt vierge de la fée?
Comment expliquer la métamorphose de l'ombre traînée
Derrière elle, comme une mariée égarée, cherchant l'autel,
Comme une âme perdue tentant de rejoindre ce lieu attendu.

 

Juana une amie qui m'a dédié ce poéme

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25 mars 2015 3 25 /03 /mars /2015 16:11

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Je suis ton ombre, un voile noir abstrait, devenue ta nuit en pleins jour,
Ton angoisse aux longs doigts effilés, aux canines aiguisées...
Invisible mais qui te touche: une onde glacée traverse ton corps et le tord.
Je te rends sensitive, à fleur de peau...Je suis ton amour, un poignard pénétrant...Je suis l'ombre qui se glisse dans ton lit et te glace, épouse la forme de ton corps, entre en toi...J’endoloris ta silhouette, la recroqueville, la tétanise...Je suis ta tristesse devenue douleur, la faim dans ton ventre...Tes larmes. Ton sanglot. Et ton néant, ton espace infinie, une nuit...Je t'étire dans l'espace, te démantèle un peu, j'efface quelques lignes, je dissous des lambeaux de chairs dans l'eau azuré...A bruler. Tu entends dans le silence retentir mon rire cruelle. Je suis un vampire psychique. Une mauvaise amie, une voix intérieure...Un mauvais conseil, une idée morbide...J’envahis tout l'espace de ta pensée, de ton corps et plus rien ne rêve...
Je souffle sur ta lueur d'espoir, celle qui dansait, une danseuse orientale, dans le vent…Je la tue. Pour mieux régner en toi. Et plus rien ne respire. J’asphyxie tes fleurs, tes étoiles. Je te piétine avec mes sabots.
La nuit, je suis ton insomnieuse, ta peur...Ton cauchemars. Je sais tout de toi, j'ai lu tout en toi, en tes yeux, je connais si bien ce qui t'effraie...J'ai défriché ton jardin intime. J'en joue, je suis vicieuse, sadique. Je jouis de ta souffrance...
Tes aliments ont un gout de cendre comme la saveur de ton existence...Tes joues roses palissent. Je te creuse. Et tu perds tes cheveux par poigné, tes dents... Je ne suis pas qu'une idée morbide...Nourrie de toi, je suis devenue bien réelle, presque palpable...moins invisible que toi. Tu me vois dans le noir, mes iris rouges te mettent mal à l’aise et tu entends mes milles voix à l'extérieur de toi. En écho. Tu es effrayée. Ma main crochue se glisse vers toi. Tu sursautes. Je pose ma main glacée sur toi et te paralyse d’un éclair. Je ris cruella.
C'est moi qui t'offre cette lame pour te scarifier. Je ne suis pas qu'une pensée, infusée comme de l'encre noire dans ton mental noyé. Je ne me contente pas de te donner des idées noires, je t’apporte des objets de torture sur un plateau…Et te regarde délicieusement en train de scarifier. Je suis cette voix qui t’encourage. Une mauvaise pente, et tu glisses sur mon ventre.
Tu vas crever mais à petit feu...
Dans le miroir, je reflète une mauvaise image de toi. Je te déforme monstrueusement. Tu n’as plus que tes yeux pour pleurer. Tes grands yeux dévorant tout ton visage. Ta silhouette que j’ai mangé, de profil, est épaisse comme un cil de lune. Et tu tombes, glisse lentement sur le sol, en te tortillant de douleurs. Comme un habit noir devenue vaguelette.
Tu es devenue cette ombreuse, toi qui jadis fût si lumineuse...

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23 mars 2015 1 23 /03 /mars /2015 21:47

Jeune fille maigre, au corps si étiré (par la force céleste et par la force océanique, tiraillé entre le haut et le bas)  et déformé, marchant gracieusement dans l’eau delà, semble disparaitre au fil et a mesure de ses pas. Os saillant. Long bras fin sur le côté totalement relâché. Lui donnant un air joliment maladroit ou ivre. Gueule de loup fantomatique, surgit de l’autre monde, passe  à travers son visage. Ne la dévore pas. Mais des yeux, si. Des ailes de libellules à ses yeux doux, à la place des cils. Elle ne voit pas la même chose que nous, elle doit voire des choses merveilleuses. Pas de bouche, elle ne dit pas. Son visage est dédoublé. Le museau du loup forme la ligne de son autre visage, rond. Sa divinité. Couronnée de bois de cerfs. Ce visage lunaire dans une sphère bleue encerclée par les branches de l’arbre magique.   

Ce dessin est très spontané, onirique. Un peu japonisant. Chamanique. Le loup lui emprunte son regard, ou c’est lui qui lui a donné sa vision des choses. Ils ont la même vision des choses, voient le monde en rêve, cela leur donne des ailes. Sont-ils amoureux ? C’est peut être l’image d’un amour spirituel et rêvé. Il y avait longtemps que je n’avais pas dessiné. Je m’amuse beaucoup avec mes encres. Et la couleur dans mes estampes est très importante. Le dessin en lui-même est très simple, assez épuré, avec ses fines lignes formant les courbes. Mais les couleurs vibrent. Je sais bien les mélanger et les marier. Souvent mes dessins sont bien composées, pourtant je ne réfléchie jamais à la composition. Comment placer les formes dans le dessin, les lignes…Mais je contemple beaucoup d’œuvres picturales, cela éduque mes yeux, me donne avec le temps bon goût, sans vouloir me vanter…Mon dessin évoque un peu l’univers des dessins animés manga, des contes…

Ce dessin est très printanier. Angélique. WIN_20150319_113750.JPG

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17 mars 2015 2 17 /03 /mars /2015 16:51

Loup y es tu?
Tu es dans mon âme,
En mon corps.
Et tellement ailleurs,
Dans les forêts lointaines.
Je t’appelle
L'écho redis ton nom, l'écho redis ma voie,
S'ouvre un chemin vers moi,
Je désire que tu l’empreinte.
L’écho redis ton nom
Tu te nomme Secret.
Comme un trésor en moi.
Je te garde précieusement.
Je t'ai dans la peau,
Et tellement ailleurs,
A me perdre.
Loup y es tu?
Je suis l'indienne qui danse
Prés d'une lueur si fragile
Je t'ai dans la peau, animal sauvage
Et tellement ailleurs...318007 448007648585651 2048751119 n

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17 mars 2015 2 17 /03 /mars /2015 16:44


Le train passe, et le film des voyageurs s’effile,
Éclabousse, la voie ferrée sous les eaux…
La fille de la steppe, s’envole, sa chevelure. S’effile…
Les hautes herbes bleutées couchées par le vent…S’effilent…
Pâle, Ses pas feutrés dans la neige. Passent.
Ses oiseaux noirs s’envolent, Sa robe sombre déchirée,
Lambeaux dans le vent, Filent…
Galopent nos chevaux dans la steppe…filent, s’effilent
A travers la vitre, Un rêve à vive allure…Nos chevaux filent,
Remontent le ruisseau, suivent les carpes,
Filent, Jusqu’au sommet de la montagne.

Cette voie lui échappe, s’effilent les mots, les wagons
Caverneuse la voix. Ferrée.
File jusqu’aux limbes. Fille jusqu’aux limbes
Tu as plongé dans un abysse d’aile.

 

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17 mars 2015 2 17 /03 /mars /2015 16:42

Cil de biche

La nuit de la nouvelle lune, née une jeune fille, de la mère lune. Affinée.
Cil de lune, œil étoilé et infini...Mer baltique.

Pleine lune, à souhaits,
Demain réalisée...
Loup à la lune...

Les biches s’échappent,
Nues, elles nagent, nuage, nuageuses, passent à travers la cime des arbres.

Croissant de lune doré: profil mystérieux...fruit dévoré par le loup.

Cil de lune: sourire timide d'une jeune fée, allongée sur le côté. Diluée à la nuit.10690078_10204617911622638_6074268002042038958_n-1-.jpg

 


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17 mars 2015 2 17 /03 /mars /2015 16:34

Deux chiens sous la lune
Gardien de l'eau de là, Reflétés,
Sur un seuil...Entre.
Leurs voix sont caverneuses, leurs crocs menaçants si
Je m'approche trop prés de ce royaume secret, la mort
Ce n'est pas l'heur, les aiguilles tournoient sur l'eau...
Je m'enfuis,
Eux savent nager, ne craignent pas l'eau froide...
Des lumières (noyées dans l'eau) s'allument, les morts s'éveillent,
Je m'enfuis .

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26 novembre 2014 3 26 /11 /novembre /2014 02:31

Je l'entends pleurer en elle

 

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Elle est dans l'usine abandonnée
Dans l'angle mort
Elle ne peut plus bouger
Son ombre étirée sur le béton glacé.
Le fou rire des tôles
Qui s'agrippent
Le spasme des tôles lorsque
L'hélice s'approche
Faisant virevolter ses cheveux
Sa robe blanche...
Ils s'approchent
Le faisceau bleutée sur son visage pâle
la fait ciller
Elle aimerait se sauver, prendre ses jambes à son cou
Elle ne peut plus bouger
Les machines rouillées se réveillent d'un long sommeil
Elle les entend broyer
Recouvre les sanglots du ciel, tintant sur le toit, les fenêtres
Des spasmes électriques parcourent son corps
Elle s'illumine
La lumière bleue l'aspire
Elle s’élève dans les airs, tournoyante

Elle est la revenue,
Elle a presque tout oublié

Pourtant elle se sent observer

Leurs grands regards ovales et noires la hantent
Elle ne se souvient pas
Mais de cela ci, parfois avant de s'endormir
Ainsi que de leurs mains outils
Prêtent à lui ouvrir le ventre...

Dans son cou ils ont tatoué un étrange signe,
Depuis elle n'a jamais pu se cacher,
Il y a toujours un regard posé sur elle
Même dans le noir
Elle est a leur disposition
Elle est dans leurs mains, entre leurs longs doigts
Elle est un animal d'expérimentation.

Elle peut bien supplier le scalpel est dans leurs mains
Leurs sentiments se sont perdus en elle
Elle peut bien supplier,
Les machines sont plus humaines qu'eux
Leurs sentiments se sont perdus en elle
Elle est entres leurs mains outils
Ils veulent la découvrir, a l'intérieur d'elle
Au plus profond, jusqu'au entrailles...

Mais ils ne la connaissent pas
Ils ne la connaissent pas
Y a pas de jardin pour eux
Y a pas de jardin pour eux

Jamais,
Ils ne découvrirons jamais l'essentiel.

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1 novembre 2014 6 01 /11 /novembre /2014 20:28

Elaine-Ascencio2

Mon petit chat angora dort tout contre moi. Moi qui veille encore. Le sommeil ne vient pas. L’angoisse est là. Dans ma poitrine. L’autre facette de mon chat grain : la panthère noire griffes acérées sur mon plexus solaire. Une ombre féline sur ce soleil de sang. Ses empreintes, traces de mon errance partout sur ma peau de sable blanc. Sa mer, mon chagrin sur la rive de mes joues creuses.
Vois-tu la chouette au fond de mes yeux ? Celle qui ne dort pas. Veille. Inquiète. Un jour elle dormira. Dormira l’angoisse, si l’aube se lève.
Maman veut m’offrir un chien. Un chien aimant les chats, mon chat. Il gardera ma maison, il veillera niché en moi. J’espère qu’il n’aura pas trop froid, couché dans sa niche à regarder la pluie, et ma nuit. Il sera mon ami, il ira se balader dans ma forêt d’âme, si je vais marcher avec lui, il me guidera…Même hors de moi. Me protégera des chimères cachaient derrières les grands arbres. Il sera mon fidèle compagnon de jeu. Je vais sourire et même rigoler lorsqu’il lapera mes larmes à grand coup de langues.
Entends-tu ce cheval noir qui galope à vive allure ? C’est mon cœur qui bat. Se sont les idées noires qui passent. Ses sabots étincelles dans mon corps minéral, des éclairs me foudroyant. Un matin, je l’aurai dompté, il sera docile, je le chevaucherai. Nous irons aux rêves.
Tous ces animaux sont mes facettes animales, des sentiments ou des empreintes fossiles du passé réactivées …Si ses facettes sont douloureuses, elles me feront grandir. Elles contiennent une autre face, lumineuse…
Un peu de maquillage, une longue robe de nuit mettant en valeur mon corps brindille. Je suis incorporelle, je m’appelle Prisca, qui signifie l’ancienne, je reviens du moyen âge.
Une nuit de pleine lune, une éclipse lunaire, l’instant idéal pour prendre soin de ma chevelure. J’ai coupé mes cheveux, un centimètre. Je les ai tien avec une coloration naturelle. J’ai des reflets roux. Le rouge serait une couleur protectrice.
Une petite fée dans mon soutien gorge en dentelle bleue. Elle me protège. Un onguent magique créait par un druide que j’étale sur mon cœur. Un recueil de poèmes que je lis. Un film qui m’a fait rêver. Je suis la douce, la rêveuse, la magicienne, la maitresse des animaux…J’écris des contes hantée de moi. Je suis triste, c’est douloureux mais je me réfugie dans les rêves…J’ai un châtaignier dans mon jardin, a ses racines je dépose mes vœux, je lui offre mes offrandes. Je crois en mon étoile.
J’aime cueillir les châtaignes, des champignons, à la saison sombre, remplir mon panier. Les châtaignes, les pommes et les pommes de terre cuisent au fond d’un diable posé sur les braises, sur mon âme qui survit.
Je regarde par la fenêtre de ma chambre, les flocons de neige. Mon souffle l’embut. J’ai froid. Mes animaux sont là, dans moi. Je pose ma main, et ils posent leurs pattes sur la vitre. Signes éphémères. Tandis que le fer à cheval est accroché à la porte. Il y a dans les arbres de mon âme, des bois de cerfs dissimulés, union entre terre et ciel.

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6 octobre 2014 1 06 /10 /octobre /2014 14:42

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Mon ours,
Je suis la grotte,
L'abysse d'une âme,
Je me nomme 'La'
Mets-toi au creux de moi,
L'hiver,
Ne tremble pas, si mes larmes minérales roulent...
Dans mes éboulis, tu me cherches, mon visage
Je suis La dame
Tu m'entends dans un écho
Je suis immobile, en la forêt,
Je suis La dame,
Au ventre creux, aux os saillants
Mets-toi au creux de moi,
Mon ours, mon instinct, dors
Juste un hiver, juste une nuit polaire,
Mon ours, mon instinct, dors,
Laisse-toi rêver,
Soyons apaisés !
Je me nomme La,
Sois là, l'hiver

 

Mon poéme parle d'une grotte, elle est un peu une femme, ou le corps d'une fée. L'ours c'est peut-être une partie d'elle même, ou son amant, ou un peu les deux. C'est un peu un poéme d'amour mais pas seulement. Elle dit à l'ours: dort mon instinct. L'ours symbolise l'instinct, l'instinct animal. Mon poéme parle de la maitrise de ces émotions, et de ces pulsions, de sa violence qu'on s'inflige à soi même, où envers les autres. La grotte personifiée s'adresse avec douceur à l'ours, pour le ramener à la raison, pour l'apaiser...Elle aussi est un peu cassé: ne tremble pas, si mes larmes minérales roulent. Dans les eboulis de moi, tu me cherches, mon visage...La grotte, la forêt peut symboliser le sexe feminin mais elle est aussi, c'est écrit dans le poéme: l'abysse d'une âme. L'hiver est une saison mentale dans cette poésie. Comme les ours hibernnent l'hiver, elle est pour lui une longue nuit froide.  

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