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17 mars 2015 2 17 /03 /mars /2015 16:28

Son monde est en noir et blanc comme sur les photos. Elle vit dans des rêves, celle qui semble dessinée...Elle se prénomme Lizzie. Elle se ressent dame blanche. Sa peau est diaphane, phosphoré la nuit...Un peu de son grain de peau parfois s'éparpille, semble poussière sous un jet de lumière, scintillante. Ses cheveux d'encre cascadent jusqu'à la chute des reins...Son visage est doux comme une biche. Elle est intemporelle. Un personnage de conte de fée. La mystérieuse. Elle hante joliment les anciens manoirs, les jardins espiègles, les forêts intérieures...Les rêves et les cauchemars. lizzi1


Le vinyle tourne dans ma chambre aux lumières infusées...Elles dansent les atmosphères...Entre mes mains qui les mélangent, ses mondes qui s'effleurent...Tel des lames divinatoires avant un tirage. Douce ivresse.Je regarde longuement les photos, l'une après l'autre. Je me souviens. De ma sœur d'âme. Nostalgie douce.

 

Toi, la belle sorcière. Les sabbats dans les clairières au clair de la lune...La vie coule; une rivière, je remonte la tienne pour contempler les scènes dans les reflets...Il a capturé un peu de ton âme en te photographiant. Et les autres toi, tes facettes, vivent, une autre vie intérieure, qui t'échappe...Mes larmes floutent légèrement les contours de ton corps dessiné et redessiné...Ô ma belle fée où es tu? Pas en facette...T'aurais-je inventé en rêvant? Tu m'effleures en passant, en pensant...Ton amour m'inonde. Un parfum émane de ton âme...Ta beauté est le reflet de ton âme...Comme un jardin tu cultives ton image.


Ce n'est pas qu'une apparence, une fleur. Une silhouette à l'encre de chine...Dans ses grands yeux noirs, insondables, un univers fantastique...Elle cille, ses décors de cinéma apparaissent.


Il l'a prise en photo. Celui qu'on ne voit jamais. Un œil. Qui devient des yeux. Des voyeurs invisibles qu'elle ne voit jamais mais elle les ressent, ils la regardent, et sont là en pensant à elle...Ils la hantent.


Je me suis fantomatisée en plongeant dans ton monde, dans une de tes photos...Tu ne m'as pas vu, moi si, même si je semblais ailleurs...Je ne sais pas si c'est moi qui te hantes ou si c'est toi?

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10 mars 2015 2 10 /03 /mars /2015 17:07

« Son cœur était un jardin secret et les murs étaient très élevés… »

WIN_20150221_210317.JPGBalade d’une rêveuse sur les rivages…

Comme dans un monde où personne ne peut venir me chercher. A l’intérieure de moi…Dans mes sombres abysses. Sur les rives du corps…

Je m’appelle Naokita, j’ai vingt ans depuis longtemps… Depuis trois mois je n’ai plus mes règles, tant mieux…Elles étaient douloureuses, je les trouvais écœurantes, pas pratique…   Mais j’ai lu que le sang des menstrues est la substance la plus sacrée de la planète…Un ingrédient puissant pour les rituels. Il a une forte symbolique liée à mère nature, à la lune, à la fertilité…. Elle serait le Saint Graal, et l’utérus sacré. On en versait dans le jardin.  Lorsque les femmes ont leurs règles, elles sont plus sensibles, plus intuitives…Mais moi je veux rester une enfant.

J’ai beaucoup minci. Je mange comme un petit oiseau. Ce n’est pas grave, je me sens plus légère, plus jolie. Mais depuis une semaine, j’éprouve le besoin morbide de me faire du mal. Me faire vomir après le repas, surtout si j’ai trop mangé…Oui je mange souvent comme un petit oiseau mais parfois j’ai trop faim et je deviens un ogre. Mais même lorsque je ne me suis pas goinfrée, il m’arrive de me faire vomir. Je ne fais pas trop de bruit pour ne pas que ma mère m’entende. De toute façon, elle picole alors elle ne voit pas grand-chose. Mon corps convulse douloureusement au dessus des toilettes, mes yeux pleurent, mon nez coule, parfois j’ai même l’impression d’avoir avalé la tasse de travers comme à la piscine…Je vomis presque tout. J’ai mal à la gorge, j’ai mal au ventre : brulure d’estomacs…La nuit, je meurs de soif alors je bois des litres d’eau. Je sais que je suis folle. Mais je n’en parle à personne. Je ne supporte pas d’aborder ce sujet, ça me fait très mal, des ondes d’angoisse dans mon corps comme un orage glacé mais insonore…Je pourrais envoyer balader les gens qui s’inquiètent pour moi, et me refermer complètement dans ma coquille. Je n’ai pas envie qu’on m’aide. Car je veux vraiment rester mince et même mincir pour supporter mon corps qui parfois m’écœure. L’extrême minceur, je trouve cela très esthétique. Je suis comme une artiste en quête de perfection. Je n’ai pas un problème avec la nourriture, je suis même gourmande et il m’arrive de faire la cuisine. Même si je considère la nourriture comme un cadeau empoisonné.

 Non, je n’ai pas un problème avec la nourriture mais avec mon corps. Peut-être bien que je m’en fiche de ma santé. J’effleure la mort ou presque…Je cherche mes limites, j’ai besoin d’expérimenter, de prendre des risques pour apprendre à mon âme, et revenir plus sage…Puisque je suis de passage sur la terre.

 J’aime être maigre. Mais je n’aime pas me sentir triste, vide ou angoissé.  Il m’arrive de faire des crises d’angoisse, je sanglote, parfois je suffoque…Je pense souvent à la mort, et j’imagine mes scénarios de suicide.

 C’est recroquevillé que je m’endors la nuit dans ce corps endolorie et mourant de faim. Sur le coté, en chien de fusil, les bras croisés sur la poitrine, les mains crispées sur les omoplates, mes griffes acérés dans mes chairs…

 Cette nuit j’ai fais un mauvais rêve, je me suis réveillée en sursaut. C’était la nuit, dans un appartement vieillot, une belle jeune fille évanouit dans un cercueil de verre (comme celui de Blanche neige) se réveille…Un toilette à la turque, sale pour ne pas dire écœurant. Elle est toute petite, et tombe dans le trou, tourbillonne…Sa mère fait mine de l’aider, lui tend la main, mais pas assez car elle à peur de glisser elle aussi. La jeune fille disparaît…

*

J’aime dessiner. Je dessine à l’encre de chine. Et je suis très influencée par les estampes japonaises. Je peins des animaux, et des personnages de contes. Mon éditeur dit que mes dessins sont purs, féériques, naïfs, très vivants, spontanées… J’illustre des livres pour enfant et des contes pour adolescents aux éditions « Féebrile ». Je puise mon inspiration dans mes lectures. Les films et les dessins animés que je visionne. Mais je fais aussi de longues promenades…Je marche le matin ou le soir. Je me promène dans la forêt, longe la rivière, traverse les champs, rejoint l’océan.

*

J’ai rencontré un chien à l’orée de la forêt. Le berger allemand m’a suivit durant ma promenade. Il n’avait pas de collier. J’ai regardé à l’intérieur de ses oreilles : pas da tatouage. J’espérai qu’il rebrousse chemin et rentre chez lui. Je ne suis pas allée trop loin, je n’ai pas traversé la grande route car je n’avais pas de laisse pour le tenir et il y a beaucoup de circulation…Le chien aurait marché au milieu de la route en zigzaguant. C’était dangereux. Les gens m’auraient regardé de travers croyant que c’est mon chien, et que je suis une maitresse irresponsable. J’ai cherché sa maison, non loin où je le l’avais trouvé. Ce n’était pas facile car je suis timide.

Un jeune homme m’a ouvert, j’étais au seuil de sa porte. Des cheveux noirs, de grands yeux bleus mélancoliques…Un piano dans le couloir. Ses doigts fins dans ses cheveux. Il m’a sourit. Il ne savait rien pour le chien. Et m’a souhaité bon courage. La porte s’est refermée doucement. Il me regardait encore, par la fenêtre, jusqu’au portail.

J’ai sonné à d’autres portes, il n’y avait personne.

Sur un portail, il y avait inscrit « chien dangereux ». Il était grand ouvert, le chien avait pu s’échapper…Une maison aux volets jaunes. Les pierres apparentes, un beau jardin. Le chien habitait peut être là…Malheureusement lorsque j’ai fait tinter les cloches, je n’ai vu personne. J’ai retenue le numéro 6, rue des arbres.

Le chien ne semblait pas vivre ici. Il m’a suivit.

 J’ai frappé à la porte d’un chalet, une femme et un homme d’une quarantaine d’année m’ont ouvert…Ils étaient souriants. L’homme un peu gros et barbu. La femme assez mince,  une longue robe à fleurs…Une odeur de cassoulet s’émanait dans l’air…Une petite chèvre blanche broutait dans leur jardin. Non, il ne connaissait pas ce chien, il ne l’avait jamais vu…

Peut être que le chien habite assez loin de l’endroit où je l’ai trouvé. Il n’était pas maigre, son poil était soyeux. Il n’était pas sale contrairement aux autres chiens à la campagne. C’était probablement un chien aimé par son maître, me suis-je dis.

 Dans une étable non loin, un fermier travaillait…Un homme mince, les cheveux grisonnants. Je suis entrée dans la propriété…Il a reconnu le chien, il appartient à son voisin. Le numéro 5 et non pas au 6…Mais au numéro 5, personne. Néanmoins, le berger allemand s’est couché sur le paillasson…Une dernière petite caresse. Je suis partie sans me retourner…J’étais soulagée. Il ne m’a pas suivi.

 Malheureusement une heure après, l’animal a gratté à la porte de chez moi. Avec insistance, en gémissant plaintivement… Je l’ai laissé entré. J’ai remplis une gamelle d’eau. Il l’a lampé bruyamment.

 C’est à 18h30 que je l’ai mit dans le coffre de ma voiture pour le ramener. Son maître allait sans doute rentrer du travail.

Il venait juste d’arriver, il descendait de sa moto noire. Un homme longiligne, les cheveux bruns. Il a caressé son chien. Pour me remercier il m’a fait entrer chez lui. J’ai bu un café, mais je n’ai pas grignoté les petits gâteaux…J’ai oublié de lui demandé son nom, et celui de son animal.

*

C’est dans la salle de bain que je me suis évanouie. Le décor tournoyait comme un vinyle qui va trop vite…

J’ai rêvé du chien. J’habitais dans un manoir mais le chien gardait ma maison et ne voulait pas me laissé entrer. Ma mère s’est approchée de moi et m’a montré avec son doigt la pâtée pour chien. Elle m’a menacé : « Tant que tu ne manges pas ta gamelle, tu ne peux pas entrer dans ton corps ». Je me suis énervée, je l’ai giflé. En lui disant « C’est quoi ce délire ! Tu vas me foutre la paix ! » Le chien jouait dans le jardin avec des os humains. Un tibia dans sa gueule. Une sépulture était ouverte, et sur la stèle était inscrit « Ici repose Naokita ».  

*

Je suis tombée amoureuse. Un homme bien plus âgé que moi, il aurait l’âge d’être mon père. Dans ses bras je suis comme une petite fille, ou une femme enfant. Il s’appelle Lucien. Mais il est beau, grand et fin. Il est professeur de Tai Chi Chuan et écrit des contes. Des contes qu’il me lit devant la cheminée, ou au lit. Ses contes m’ont inspirés des dessins. Je suis craintive et mon petit corps tremble. Je suis à la foi pleine de désir et de peur…Je suis un peu complexée. Mais lui est doux, des doigts de fées…Il n’ose même pas entrer en moi, pour l’instant.... Lui aussi, il complexe car il se trouve vieux. Je ne sais pas quoi lui répondre. Mais il masse longuement mon corps avec des élixirs qui sentent bon...Le ventre qui se met à gargouiller, le dos, les jambes, les pieds…Je suis toute crispée, et j’ai le ventre dur comme si j’avais fait des abdos hors je ne suis pas très sportive. Il me le fait remarquer. Mon ventre est-il malade ? Mon ventre est angoissé ? Il hoche la tête pour me dire oui. Parfois sa main glisse à l’intérieur de mes cuisses ou sur mes fesses…Une flamme  se réveille dans mon sexe et s’infuse en moi. Mais ce que je préfère, ce sont les bisous dans le cou, et sentir son souffle dans mes oreilles…

Il prend soin de moi. Il est inquiet pour moi. Je suis de plus en plus dans les vapes. Toute molle, très lente…Les yeux ailleurs. Il ne m’oblige jamais à manger. Je mange seulement au repas du soir. Je ne mange ni au petit déjeuné, ni au déjeuné, je ne grignote plus. Je ne mange pas tous les soirs. Souvent je ne mange pas ce qu’il me prépare, je me cuisine une petite salade verte que je relève avec un filet de jus de citron, du sel et du poivre. Cela me suffit. Il mange dans une grande assiette, je mange dans une assiette à dessert. Il se prépare de bons petits plats épicés, bien présentés…Les odeurs m’enveloppent. Et il me décrit les saveurs…L’impression qu’il aimerait me redonner de l’appétit. Je ne lui en veux pas, tant qu’il ne devient pas blessant…Il se désespère intérieurement et comprend avec le temps que c’est tellement profond. C’est bien plus qu’un caprice esthétique, et narcissique…Quand il me regarde dormir recroquevillé, lorsque mes spasmes la nuit le réveillent…

Lorsque j’ai fait un cauchemar, il me prend dans ses bras, je pleure contre son buste. Il va dans la cuisine me préparer une infusion à la camomille, à la verveine…Et me l’apporte sur un plateau avec un verre d’eau. Je suis fragile mais je suis heureuse avec lui.

L’autre foi, il m’a surprise dans les toilettes alors que je me faisais vomir, j’avais oublié de tourner le verrou, j’avais honte…J’ai protégé ma tête avec mes bras comme s’il allait me frapper. Reflexe stupide. Mais enfant mon père me frappait lorsque j’avais fais une bêtise. Lucien m’a caressé la joue, m’a aidé à me relever, m’a emmené au lit, m’a câliné avec des yeux tristes et inquiets…Il n’a rien dit.  On n’osait pas parler. J’étais gênée mais rassurée. 

Je vis dans sa jolie maison de campagne, sans m’y sentir chez moi…C’est lui qui fait le ménage, qui fait tout, moi je reste au lit à lire, je dessine lorsque j’ai un petit peu de force…

Maintenant dans la forêt je me balade avec lui, on va jusqu’à la plage.

*bambi-crown-hanak.jpg

Ce matin je ne me suis pas réveillée.

Depuis quelque temps mon cœur battait si lentement…A un rythme irrégulier. Ma tentions était si faible. Je souffrais d’anémie. Je m’évanouissais si souvent, qu’on n’osait pas aller se balader…On aurait pu aller jusqu’à la mer en voiture, mais la tête me tournait et la nausée…

Lucien à pleuré sur mon visage si pâle. Il m’a secoué de toutes ses forces, je ne me suis pas réveillée, je ne suis pas revenue. Je suis morte de faim …

Je flottais dans la forêt. J’ai rencontré la tisseuse de mon destin. Une fée vêtue d’une longue robe dorée, portant de beaux bijoux dont un croissant de lune entre ses seins. Elle venait de couper le fil de ma vie devenue si fin…On aurait dit la quenouille de la belle au bois dormant. Mais je ne me suis pas piquée le doigt avec.

« Vous m’avez tissé une enfance si difficile… » Lui ai-je reproché, elle m’a regardé avec ses yeux bleutés et glacés. Puis a continué ses ouvrages. Elle m’ignorait.

Des violettes, des jonquilles, des ficaires, des boutons d’or fleurissaient la forêt. Des bourgeons s’ouvraient…

Lucien a déposé mon tout petit corps dans un cercueil de verre, dans cette forêt. Une coiffeuse à brossé mes longs cheveux d’or. Une maquilleuse m’a mit du rose avec un pinceau sur mes joues si pâles. De l’or sur mes paupières. Et du rouge à lèvre sur ma bouche. Vêtue en robe blanche, encerclée de fleurs, je ressemblais à un ange où à la belle au bois dormant. J’étais heureuse que ma vie finisse ainsi, dans mon élément. J’avais vécue dans les livres, seulement dans les livres…et dans la forêt.

J’ai suivis le chien dans la forêt. Le berger allemand que j’avais aidé. J’étais surprise de le retrouver là, dans ma mort. Il me guidait jusqu’à l’autre bout du monde. Je l’ai suivis un long moment, flottante, si légère, passant à travers les arbres…Un vortex dans le ciel palpitait au dessus de moi, un soleil noyé au milieu. Je me laissais partir avec les étoiles, tournoyante…

La voix caverneuse du prête se réverbérait au chœur des arbres.

« La rêveuse n’aura vécue qu’à travers les rêves, sur les rives du corps…Aucun chien symbolique n’aura su la garder, la protéger à l’intérieur d’elle même. Mais vers l’Eden, ils la guideront…»   

*

Lucien l’embrasse sur la bouche, elle ne se réveille pas. Le  grain de peau de la rêveuse s’éparpille…Dans le vent, sur le sable, dans l’eau…On ne la voit plus mais on l’entend chanter dans le vent, on respire son parfum léger…Lucien erre dans la forêt, jusqu’à la plage…Et pense à elle.   

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4 novembre 2014 2 04 /11 /novembre /2014 11:16

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Dans la nuit du trois au quatre Novembre

La fée bleue, celle de mon enfance. Dans l’un de mes livres : l’histoire de Pinocchio. Ma mère ne me la lisait pas, je crois, mais je lisais les images.  J’étais allée au cinéma avec ma grand-mère le visionner en dessin animé. De ce conte je me souviens de peu de chose. Juste un rêve lointain, une ambiance…Je n’aimais pas trop cette histoire car elle me rendait triste et m’angoissait. Pourquoi ? Si je la relisais, peut être que je devinerai la raison. Mais la fée bleue aux longs cheveux blonds avec sa baguette magique m’a fascinée. A sept ans, je me suis déguisée en fée bleue. Mes parents on louait un costume pour moi, je me souviens de la roulotte magique où j’ai choisi ma toilette. Tous ces déguisements m’émerveillaient. Avec l’école, on a défilé au carnaval. Je fus une fée bleue coiffée d’un hennin. Et pour la première foi, maman m’a maquillé. Du mascara, un trait de crayon bleu sur la paupière. Je me souviens de peu de chose, si ce n’est que des confettis. J’ai une photo. Moi, en fée, assise dans la cour de l’école, devant les longs portiques longilignes, en fer forgées. Je n’aimais pas cette école. J’étais angoissée car elle me semblait si grande, je me sentais perdue…Le soir il fallait prendre le bus j’avais peur de le rater, ou de me tromper. Je n’arrivais pas à lire. Notre livre de lecture c’était l’histoire d’un fantôme. Alors on m’a mise dans une classe spécialisée situé dans la même école (mais dans un autre bâtiment à l’écart). Nous étions peut être sept élèves. J’avais moins peur. La classe était plus jolie, plus récréative et puis je me sentais à l’aise avec mes camarades. La maitresse était parfois un peu sévère, j’ai pleuré…Et c’est ici que j’ai appris par cœur mes premières poésies, de très jolies poésies. Ballade à la lune par exemple.

J’ai aperçu cette fée bleue à la longue chevelure doré, dans ma chambre, chez ma mamie et mon papé…Elle est passée comme un rêve. C’était si beau. Ce n’était pas un rêve, je ne dormais pas. Mais il y avait quelque chose sous mon lit, une ombre, une voix caverneuse, deux petits yeux rouges…La fée bleue appartenait à l’ombre. Elle, elle était gentille, pur, éthérée. Mais l’ombre m’a effrayée.

Je me nomme fée, je fus surnommé ainsi par mes amis car je suis cette fragile rêveuse aux longs cheveux. Je suis la fée gothique, mystérieuse, craintive. Mon monde intérieur est magique peuplé de créatures fantastiques. Je suis très intuitive et j’ai vécue d’étranges expériences. Je m’intéresse à l’ésotérisme. J’ai chez moi pleins de statuettes de fées. Et j’aime en dessiner. Je crois en l’existence des fées, des elfes, des dryades… Je viens du moyen âge. Dans mes contes, je m’exprime comme une damoiselle du moyen âge. Mon élément est l’eau. Un chamane à crut me reconnaitre, mon corps étérique serait celui de la fée Viviane. Elle vît dans un palais en cristal sous les eaux. Merlins et elle sont prisonniers en Brocéliande. La fée Viviane était accrochée au dessus de mon miroir, dans ma chambre. Je n’avais pas encore rencontré ce chamane qui m’a révélé qui je suis. Il en était presque sur. Il a eu des intuitions, des visions du passé…Une amie, Lucie, une fille garçon manqué dont j’étais éprise d’amour, portant une cape, s’intéressant au moyen âge et à la fantasy me l’avait dit. « Tu me fais penser à la dame du lac ».  Coïncidence ? En tout cas, au contact du magicien j’ai ressentie de l’eau tout autour de moi. Dans mes contes, l’élément eau est omniprésent, mon palais émerge parfois…Et cela à inspiré mon roman fantastique « Le hululement des eaux ». Je suis allée dans la forêt de Brocéliande. J’ai ressenti des ondes, un magnétisme fort dans les sites liés à Viviane : la fontaine de Barenton, le lac Comper, l’Hotié de Viviane…Ce fût un voyage merveilleux. Des ballades contées. Des veillées dans les bois avec un conteur ou une conteuse.    

Je parlais de ce miroir, et de cette fée Viviane accrochée au dessus. Quelque chose vient de tomber, m’a fait sursauté, à interrompue mon écriture…Je vais voir. Ce n’est pas dans ma chambre, ce n’est pas dans la mezzanine, je descends, je découvre le miroir de ma grand-mère brisée en mille morceau.  Il était dans la maison de mes grands parents, là où j’ai vu l’apparition : la fée bleue. C’est un signe. Je me vois en milles morceaux. Si je ramasse un morceau de moi, je me blesse les doigts. Ressèment j’ai visionné une version de Blanche neige, très beau film féérique qui m’a fait penser à mes écritures. C’est assez malsain. L’actrice jouant le rôle de Blanche Neige est très joli, et me ressemble. Elle est plus belle que moi. Ce film aborde des thèmes sur la relation mère fille, la perte de la virginité,  le vieillissement…Blanche neige est dans le film, un peu anorexique, comme moi. Sans doute à cause de la relation avec sa mère…Ma relation avec ma mère est fusionnelle, je ne peux pas vivre sans elle. Elle a besoin de moi. Nous avons souffert toute les deux avec mon père alcoolique et cela nous a rapprochés.  Mon lien avec elle n’a pas toujours était bon, elle a un problème de dépression et avec l’alcool. Parfois elle est très violente verbalement. Mais je m’étais éloignée d’elle, depuis que je suis revenue les choses se passent bien. Miroir brisé, espoir de princesse déçu ? J’ai tiré cette lame aujourd’hui. Placé ici , elle me représentait. J’ai posé une question sur mon avenir sentimental.

Aujourd’hui, j’ai acheté à la presse, un hors série du magazine femme actuelle « Astro 2015 », je l’ai acheté parce qu’il m’offre avec un cadeau : le tarot des fées. De très jolies lames. J’aime ces dessins un peu naïfs (cela me fait penser au mien). Il est très facile d’utilisation. Il a répondu à toutes mes interrogations clairement. Il y a dans ce jeu divinatoire la fée bleue. Je la retrouve dans ce jeu. Ce jeu divinatoire est moins fort symboliquement que le tarot de Marseille ou l’oracle de Beline si ancien…Mais ces fées, ces créatures me parlent. J’ai aussi un oracle enchanté, très beau mais les réponses que j’obtiens avec ne sont pas très clairs. Le tarot de Marseille n’est pas facile à interpréter, il faut lier, créer des échos entres les lames. Le tarot des fées est plus ludique. Très simple.

Parlons de la carte « le miroir » qui me représente, en sous titre « un mensonge à découvrir ». J’ai posé une question dans le domaine sentimental. Serais-je bientôt heureuse en amour ? « On vous ment ! Il est bien possible que vous vous voiliez vous-même la face. Une situation cache quelque chose qui risque de vous déplaire. Le miroir triche en amour, manipule en affaires. Bref il y’a une trahison dans l’air… » Sur le dessin le miroir rond est en forme de fleur, d’étoile, accroché a un mur bleu nuit étoilé. Si je regarde plus attentivement ma lame : un lapin de profil s’y reflète discrètement, il tien dans sa main quelque chose, sans doute une bougie comme pour éclairer la vérité. Le lapin n’est pas un bon signe en amour.

J’ai découvert d’autres lames dans ce jeu :

« La fée bleue »  « la parfaite harmonie » « Tellement belle, elle pourrait être Gina Lollobrigida dans Pinocchio. La fée bleue accorde les esprits, assortit les cœurs. Cette carte est douce, pacifique. Elle recommande le dialogue pour trouver un terrain d’entente (…) Il y a aussi « la dame blanche », « la fée Lorelei » « la licorne », « la reine des neiges » etc.…

Vais-je retrouver la santé, le moral ? J’interroge les cartes. En réponse j’ai obtenue « la fée Babouchka », « l’importance de la famille » « Les racines familiales sont  profondes. La babouchka vous ramène vers le passé. Elle fête les retrouvailles, présage de questions à régler en famille. Elle a le visage d’une femme bienveillante et de bon conseil. Tout ce qui concerne la maison est mis en relief, avec des décisions à prendre. » Coté forme (puisque c’est le domaine qui  nous intéresse) : «  le besoin de se ressourcer à la maison, dans un endroit calme et bienveillant. »

Cette lame, à ce moment là, m’a beaucoup parlé. Le passé, les blessures ombrent mon présent. J’ai eu une enfance si douloureuse. J’ai en effet emménagé ressèment dans une nouvelle maison, ma maison des rêves. Un rêve devenue réalité. Cette maison est merveilleuse, plus merveilleuse que dans mes rêves et moins cauchemardesque.

Je citerai l’extrait d’une de mes page de journal « De maisons j’en ai rêvé, je les dessinais…Elles étaient belles, grandes et labyrinthiques. Ces rêves étaient souvent inquiétants. Dans mes songes, elle ressemblait à celle de mon enfance, celle au bois. J’ai vécu dans la Creuse, dans une vielle maison pas très confortable, en granit et au toit d’ardoise. On aimait beaucoup cette maison. Cette maison me hante, elle se souvient de nous, elle m’appelle…Lorsque nous l’avons quittés je me suis sentie déracinée. Je rêve que je suis à la recherche d’une maison, je la visite, je vais peut être emménagés dedans…Il y a de jolies chambres avec leurs salle de bain (…) »  Je vais avoir une chienne noire, au long museau fin, oreille pointues, taille moyenne, très menue. Elle sera la gardienne de ma maison.

Miroir, mon beau miroir. Je me suis prise en photo avec mon téléphone portable devant le miroir. Je n’ai pas cherché à me sublimer car je fais la gueule sur ces deux clichés. Je suis tourmentée, et cela se voit. La tristesse sur mon visage. Je ne me trouve pas jolie en ce moment. Je les ai posté sur mon mur faceboukien afin d’avoir un regard extérieur sur ma beauté. Une amie m’a parlé de la méatoscopie. Mon corps est une constellation de grain de beautés, ils ont une signification, on peut lire la carte (non pas du ciel) mais de sa peau. J’avais écrit un conte lié à ça mais je ne savais pas. Je pensais l’avoir inventé. Mais la méatoscopie n’a pas attendu que je l’invente pour exister. Cet art divinatoire remonte à l’antiquité. Des grains de beauté, j’en ai beaucoup. Mon père aussi, mais moi j’en ai plus que lui. Dans le miroir, symbole magique et de clairvoyance, le reflet d’un art divinatoire…

Les miroirs sont magiques. On peut contacter, interroger Alice de l’autre côté grâce aux lames. Mon image s’est brisée, est-ce la fée de moi qui est morte ? Est-ce Alice qui s’est échappée ? Est-ce le masque  qui est tombée? Qui suis-je? Je ne suis peut être pas une fée, je suis Prisca. Les miroirs qui ne me trouvent pas jolie se brisent, riant aux éclats…Mon image, en mille morceaux à mes pieds, cassés. J’ai les pieds blessés, en sang…Je n’étais peut être pas à mon image. Mon image c’est mon avatar, la fée.

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15 octobre 2014 3 15 /10 /octobre /2014 13:35

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J’ai dessiné une jeune fille très mince aux longs cheveux noirs qui me ressemble. Avec ses deux animaux. Elle n’a pas de bouche, mais de grands yeux. Elle est agenouillée devant la fenêtre ovale. Derrière le vitrail. Elle pleure. Sa robe bleue et violette est transparente. On devine ses os, ses seins.  L’habit se confond à la peau comme dans beaucoup de mes dessins. Elle porte de jolies chaussures à talons noires. Son corps semble liquide. Les plis de sa robe forment des vaguelettes sur ses genoux. Elle semble se liquéfier, devenir flaque lacrymal. Sa nuit s’infuse dans la pièce. Elle a trop d’idées noires, les ombres dévorent tout. Elles s’infusent, un peu comme une goutte d’encre noire versée sur un buvard. Sans le vouloir, elle invoque sa nuit, ses démons. En elle des crabes dans sa poitrine, qui broient…Son bel oiseau violet est perché sur sa frêle main gracieuse. Son chat semble effrayé. Inquiet. Elle est en danger, les ombres sont dévoreuses. Il miaule plaintivement. La regarde, lui parle. Oreilles pointus en arrières, pattes avant croisés, griffes acérés, dos rond, poils dressés, queue remuante…Ses signes, son expression corporelle montre qu’il est inquiet.  Elle est dans elle. Dans sa chambre. La lumière divine est dehors. Derrière le vitrail. La lumière survie, un peu comme la braise…Il n y aura plus que sa nuit. Les ombres sont dévoreuses, elle a trop de chagrin. Et elle ne regarde pas l’extérieur. Ses amis sont là, ils ne sont pas restés au seuil de son âme, ils sont venue la chercher, là où elle se cache, dans ses abysses. Ils risquent de se noyer avec elle. Le chat est expressif. Mais l’oiseau est peut être un fantôme. Il est paisible, serein, car le soleil se lève un jour. Sa présence est là. Bienveillante, mais presque invisible.

La fenêtre est ovale. On ne voit rien à travers, on ne voit pas le paysage…Juste une lumière qui n’ose pas entrer dans sa chambre. Si le vitrail se brise. De l’autre côté, c’est peut être le tunnel de la mort, le passage dans l’au delà…Une fenêtre ovale m’évoque aussi un hymen. Cette jeune fille est pure. Peut être pas vierge mais pure…Elle est enfermée dans sa prison mentale. La forme de la fenêtre évoque les belles cages à oiseaux.  

Ce vitrail n’est peut être pas un vitrail, mais plutôt l’auréole d’un ange. Cela ressemble aussi à une auréole, doré, bleuté, argenté. Cette jeune fille est angélique, avortée des cieux. La noirceur de ses enfers risque de la dévorer. Une partie de son auréole est grignotée par la noirceur. Elle se laisse aller, tandis que son félin ressent le danger.    

 

 

 

 

 

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8 juin 2014 7 08 /06 /juin /2014 16:18

 

 

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Samedi 7 juin,

 

 

 

 

 

Mes dessins sont aussi des pages de journal intime. Les toiles de Munch sont le reflet de son état d’esprit, de sa vie. Parfois on peut y deviner les tourments dans sa vie sentimentale. Munch est l’un de mes peintres préférés. Il y a longtemps que je n’avais pas sortie mes crayons de couleurs. J’ai dessiné une fée, un renard a ses pieds, et un oiseau perché sur sa main. N’étant pas satisfaite du premier, j’ai fait une deuxième version. Je n’aimais pas trop mes deux arbres, surtout celui de gauche que j’ai pourtant essayé d’arranger. Mais j’aime les deux dessins car l’un ne va pas sans l’autre. Mes fées sont très fines. La deuxième est plus maigre que l’autre, elle a un corps brindille. L’une porte des vêtements transparents, la deuxième est nue. Mes fées n’ont pas de bouche. Mais de grands yeux, de très longs cils qui sont des antennes. Elles captent, communiquent avec l’invisible. Elles ont des regards graphiques. Leurs corps et leurs poses évoquent les mannequins. Elles semblent poser, comme si je les avais prises en photo. J’ai posé pour des peintres et des photographes. Elles sont très observatrices et voient des choses que nous ne pouvons pas voir. Mes fées ont de très longs cheveux. Les cheveux aussi sont des antennes, ceux qui ont de longs cheveux ont plus de sensibilité, d’intuition, sont souvent plus écolos. Les druides ont de longs cheveux et une longue barbe. Alors que les moines tibétains ont le crane rasé car ils vivent surtout dans l’instant présent, et ils ne veulent pas être trop sensibles, ils veulent être serein, zen. Ils gèrent bien leurs émotions. Moi j’ai de très longs cheveux, cela signifie que je suis très attachée à mon passé,  La fée c’est moi, moi dans mon monde imaginaire, ou une partie de moi dans un univers parallèle. Elles n’ont pas de bouche car elles ont peur des gens. Elles ne veulent pas parler. Elles ont peut être un secret. Mon médecin dit que je souffre d’une phobie sociale mais je n’en souffre pas dans toutes les situations. Si je suis dans mon élément, je suis à l’aise comme un poisson dans l’eau.  Mes fées ne sont pas seules, elles ont un lien particulier avec la nature et surtout avec les animaux. Le renard la regarde amoureusement. Le renard est un passeur, un messager entre les deux mondes. Il va de l’un à l’autre en passant par un terrier. Le renard est un animal très rusé et solitaire. L’oiseau s’est posé sur sa main, il est un messager. Je ne vois pas beaucoup de monde, mais heureusement j’ai internet, et j’écris et reçois beaucoup de lettres électroniques. J’échange surtout avec un poète. Il lit mes textes. Je l’adore. Dans mes messages aux amis, j’aime parler de mes états d’âmes, raconter les films que je visionne, ou des livres que je lis…Ma fée n’ayant pas de bouche communique avec la nature et les animaux par télépathie. Moi je m’exprime mieux à l’écrit.  Dans le premier dessin il y a deux arbres d’hivers, des arbres qui semblent morts. Celui de gauche est très tourmenté. On dirait qu’il va se déraciner. Il y a une spirale, un mouvement circulaire (comme dans ‘ le crie de Munch’) dans l’arbre. Les branchages aussi s’enroulent comme dans les dessins animés de Tim Burton. Sally dans ‘l’étrange noël de Mr Jack’  me ressemble beaucoup. Je ressemble à un personnage de bande dessiné. Mes brindilles s’enroulent sur elles même, forment des boucles. Je dessine mes arbres comme ça depuis longtemps. Mais les spirales dans mes arbres sont plus récentes. La première foi que j’ai dessiné une spirale dans l’arbre c’était pour illustrer un de mes contes. Un conte qui évoque Alice au pays des merveilles. Son ami le lapin au regard presque humain a disparu, ou l’a abandonné. Elle est si triste qu’elle ne mange plus et rétrécie. C’est la disparition. La spirale infernale.

 

 

Dans la première version il y a donc deux arbres, et dans l’autre un seul assez bien dessiné.  L’arbre symbolise la famille, les racines, l’origine…Les deux arbres symbolisent mes deux familles, celles du côté de ma mère, et celle du côté de mon père.  L’arbre généalogique de mon père se déracine.

Ma fée est maigre c’est le reflet de mon rêve de minceur, mon idéal de beautée.

Dans le premier dessin c’est la pleine lune, la fée est moins maigre que dans la dernière version. Il n’y a qu’un cil de lune, elle est très maigre. Mais elle se sent bien dans son corps, elle est toute nue sans aucune pudeur. C’est vrai qu’elle est jolie ! Alors que l’autre cache un peu ses rondeurs avec ses habits. La pleine lune symbolise la fécondation. Cette fée est un peu plus ronde car elle peut mettre au monde un enfant ou une création. Elle peut être une mère, une femme. Même si je ne suis pas sur qu’elle l’accepte. L’autre est une jeune fille ou une femme qui veut rester une enfant. Elle ne mange pas beaucoup, elle n’a pas de bouche. Elle ne veut pas devenir une femme, et elle a peut être peur de la sexualité.

Dans mes deux dessins la fée est en équilibre sur la pointe des pieds. Mes fées n’ont pas les pieds sur terre, se sont des rêveuses…Elles sont mal incarnés en leurs corps. La fée et le renard marche sur des dalles de pierres un peu flottantes. Flottante sur l’eau ou sur le ciel. On dirait que ma fée flotte sur des ruines ou des morceaux de puzzles. C’est pour cela qu’elles sont sur la pointe des pieds, elles sont prudentes. Dans le premier dessin le ciel est très tourmenté, enflammés. Il y a des flammes roses dans les cieux. Les arbres semblent carbonisés. Il y a une tour arrondie avec un toit pointue, et des ardoises. C’est un peu un symbole phallique. Mais c’est aussi sa maison, son corps. La tour est longue et étroite, l’âme de la fée ne doit pas avoir beaucoup de place à l’intérieur. Mes fées sont en astral. J’ai déjà fait des voyages astraux lorsque j’étais petite, avec l’aide d’un esprit. Je volais dans un monde imaginaire. Celui de mon inconscient. Ils existent plusieurs sortent de voyages astral, on peut sortir de son corps pour visiter des choses réelles. Voler au dessus de son lit, aller voir une tante qui vît loin de nous et qui nous manque…On peut aussi voler dans l’espace. Aller à la rencontre d’anges ou de fées. On peut visiter des mondes parallèles qu’ils soient réels ou irréels. Aux pieds de la fée, il y a de la végétation, dont des daturas. Si on en consomme, on peut faire des voyages chamaniques. Ma fée fait un voyage chamanique. Dans le premier dessin la tour immerge des nuages. Dans le deuxième dessin la tour est plus jolie avec ses vitraux. Les motifs floraux sont peints avec de l’or. Et il y a une lumière à l’intérieur. La tour est sans doute un peu une chapelle, un temple. En dehors d’elles mêmes, je pense qu’elles sont vulnérables.

 Le renard est peut être moins bien dessiné dans la deuxième version, les contours sont plus floues, il est phosphorescent comme un fantôme. Car c’est un renard invisible.

J’avais écrit un poème :    

« Un renard invisible, lié à mon âme,
Un terrier en moi, un vide.
Il dort en boule, en moi, parfois
Il aime aussi courir, dans ma forêt, sa prairie,
Intérieur ou extérieur.
Il chasse mes démons,
Je suis sa mère nature.
A côté de mon vide nommé terrier...
Il y a mon ancestral arbre qui me protège.
Encerclés de champignons, et de cyclamens.
Mon renard est un passeur…
Il y a le dehors, le dedans.
Il y a ce que je ressens en moi :
Souffrance sous l’apparence souriante.
L’animal est sensible, il ne la masque pas,
Il s’exprime pour moi, si moi, je retiens mes émotions.
Et l’arbre me protège, nous apaise.
Son terrier, mon vide…Il y dort,
L’errance dans son sommeil :
Reflet de mon inconscient.
Il est somnambule, part dehors,
Dans ma forêt, sa prairie,
Intérieur ou extérieur.
Il tente de me tirer la.
Il chasse mes démons.
Il a tenté de poursuivre la sagesse,
En se laissant guider par ma biche. Amoureusement.
Mais il y a le vide toujours qui l’aspire,
Il est revenu, au fond de son terrier…
Il y a la tornade, destructive.

Parfois, il m'en veut...
Il voudrait me griffer.
Je lui fais mal, mal...
Je lui dis c'est mon vide,
Ma malédiction, la tornade
Ce n'est pas ma faute.

C'est mon vide qui l'a créé,
Je suis sa mère. »

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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6 mars 2014 4 06 /03 /mars /2014 13:44

J’ai rêvé de mon père, il était malade, nu, j’étais gênée par sa nudité. Mais je le câlinais, je pleurais car j’étais triste qu’il soit malade. Nous étions assis sur un banc, dans un couloir blanc. Je ne sais pas si nous étions chez nous. Il avait un beau corps. Très mince et musclé, la peau mate. Mon père était un très bel homme. Je ne voyais pas son visage. Il était recourbé. Recroquevillé dans son chagrin. J’étais gênée par sa nudité car il est mon père. C’est moi qui pense de travers. Cette nudité n’est pas celle d’un amant, pas celle d’un père, mais d’un malade…Je pense de travers et panse avec délicatesse. Nous sommes allés voir le médecin, dans le cabinet nous étions allongés l’un a côté de l’autre. Mon père a retiré son pull noir, il a fait glisser sa fermeture éclaire pour que le docteur puisse l’ausculter. Sur son pull des pierres semis précieuses, jaunes, rouges, violettes étaient accrochés… Dans le rêve je tombe malade, moi aussi, soudainement, j’ai beaucoup de fièvre,  je suis recouverte d’une couverture. Le médecin s’occupe aussi de moi.

 

Je comprends la signification du rêve. J’ai beaucoup d’affection pour mon père, je suis triste pour lui, je le console.  Je suis gênée par la mise à nu de la maladie de mon père. Je ne suis pas à ma place. Pas à ma place de fille. Je tombe moi aussi malade car je suis tant attristée par sa maladie. J’ai besoin moi aussi qu’on s’occupe de moi. Mon père ne peut pas jouer son rôle de père.  Moi je suis devenue un peu son amie, sa psychologue, sa mise à nue me gène, ça va trop loin…Le médecin s’occupe de moi en me recouvrant d’une couverture, moi aussi j’ai besoin d’être pansé. De soins. Depuis son décès, le pull de mon père est étendu sur le dossier de ma chaise, dans ma chambre…Je le prends parfois dans mes bras, comme un doudou. Il est sans corps. C’est un cocon de laine. Vide de lui. Le pull est devenu presque aussi précieux que lui, des pierres semis précieuses sont accrochées à son  pull. Scintillantes. Il a retiré sa nuit, pour mettre son corps malade à jour. Une éclaire a zébré le ciel. J’ai rêvé de pierres précieuses car en ce moment je m’intéresse beaucoup à la lithothérapie. Les pierres qui guérissent…Et j’en ai quelques unes. Une aigue marine, des agates rouges, du quartz rose, de l’ambre…Au marché de Saint Jean, lieu de sa mort, j’ai acheté de beaux bijoux artisanaux.

 

La nuit m’a tissé ce rêve, ce pull. Ce lien. Les pierres sont enfilées comme des perles à son pull. Je porte nos pierres, le poids du passé…Mon père a retiré ce pull en mourant, s’est délester du poids, des pierres lourdes à porter. D’une seconde peau. Et moi je tisse ce poème en prose…Je raconte. Je métamorphose les pierres en bijoux, en beautés. Nous sommes toujours en lien…Je me retrouve emmêlée dans un pull. Le temps est suspendu, il faut le réanimer. Je suis un papillon de nuit  dans sa chrysalide. Un papillon de nous. Je chercherai la lumière, je me brulerais les ailes. Car j’aperçois son reflet au travers l’eau delà. Je tremble. Je retourne la lame. Une lame divinatoire pour décrypter le message, sa parole…Il est un mystère, je remonte le fil de l’eau, reviens à la source, aux souvenirs. Il y a des coquillages, des traces de lui…A présent, le pull glisse sur ma peau comme l’eau, je l’ai réanimé, il y a un tourbillon, un trou noir dans le firmament. Le pull s’effile, s’étangs dans la nuit.    

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27 février 2014 4 27 /02 /février /2014 12:39

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Mes cheveux d’encre ruissellent sur mon sein… Ma peau ivoire absorbe. Je ferme les yeux, je regarde en moi. Et toi tu dors au creux de mes cils, je n’ouvre mon rêve à personne. Mon sourire est triste, je pleure…Les contours de mon corps s’effacent, le trait est incertain…Ma peau est fine sur mes os. Mon corps se déforme…C'est comme un reflet froissé. Juste parce que je ne sais pas dessiner. Juste parce que tu effleure mon sein. Juste parce que le temps s'écoule avec moi, parce que je pleure...Je suis dans un lieu intemporel. Ma main s'étire dans mes cheveux, je laisse aller mes rêves...Je glisse, cueille ma fleure, effleure, je suis insaisissable...Je m'abandonne. Tu crois m'avoir mise à nu, m’a dégrafé le soutif, mais moi je ne suis pas là, je ne suis nue qu'en apparence puisque je rêve les yeux fermés, je suis ailleurs, là ou tu ne peux pas aller...Je me glisse sur toi, et disparais. Je laisse aller mon rêve. Tu te retrouves aux creux de moi, ton sexe dur entre les os de mon bassin. Sur l’oreiller il reste ma chevelure, et un mot posé dessue, des paroles surréalistes, lettre fine, recourbée en avant à cause de ton souffle tiède, intense… 

 

Mon sexe est un trou noir

Un terrier

Au milieu d’une forêt perdue dans l’espace

Mon sexe m’a absorbé, mes chairs et mes os…

Broyé en infinies particules

Il neige.

Le lapin après la chûtes, ne sait plus où il est,

Ne sait plus où je suis,

Je suis partout, milles échos de ma voix répondent à son appelle.

Il y a une plaie et c’est tout. Presque rien.

Un sexe est c’est tout. Il ne me voit pas.

Mais on sait l’heur qu’il est : il est minuit, le son feutré des cloches sonnent,

Quelque chose a changé, s’est transformé à tout jamais.

Mon sexe est un trou noir.

Un vide qui palpite trop vite, comme un cœur effrayé

Un vide qui absorbe…

Il a voulu être en moi, trouvé un refuge, un rêve…

Mais il est en déséquilibre sur l’os de ma hanche

 

 

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26 février 2014 3 26 /02 /février /2014 21:08

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Je sortais du bain. Il est rentré dans la salle d’eau, j’étais devant ma coiffeuse, en train de me maquiller. Il m’a prise en photo. J’étais en sous vêtement. Il était photographe. J’étais sa modèle. Une modèle filiforme. Une mèche de sa chevelure noire est tombée sur son visage. Il me contemplait de son regard bleu, d’un œil artistique. Il était grand et menue. Je lui ai demandé :    

«  Où est le petit chat ?

-Ton chat blanc, dort en boule contre la licorne en peluche. Sur ton lit.»

J’avais passé des jours sombres, de profondes mélancolies. Je ne dormais plus, ne mangeais plus, j’étais épuisée, moralement et physiquement. Mon homme était venu chez moi, sa présence affectueuse m’aidait.

J’ai mis ma petite robe en dentelle blanche, il m’a démêlé les cheveux. Avec douceur.

Nous sommes allés nous balader dans les sentiers fourchus…La dernière neige scintillait au soleil. Les perces neige regardaient le ciel bleu. On est allés dans la forêt. Prés de la rivière, on a ramassé des petits cailloux et coquillages. Il y avait des coquillages ordinaires, des pierres ordinaires mais aussi des pierres semis précieuses. Dans ma poche j’ai ramassé une pierre de lune, un quartz rose, une aigue marine, des agates rouges. La nature nous offrait de bien jolies choses. Le matin au réveil j’ai tiré les cartes. Un oracle divinatoire : l’oracle enchanté.  La lame que j’ai retourné ce nommait fée. J’avais besoin d’une fée, des soins d’une fée contre ma peine. Elle a déposé des présents pour moi sur la rive.

La lumière rose du quartz rose incite à la douceur, à la tendresse, elle est lié à Venus déesses de l’amour. Elle rend sensible aux arts.

L’aigue marine est une pierre de vérité, elle aide à la créativité et a la claire voyance.

L’agate rouge a des effets bienfaisants sur l’environnement. Elle diminue les crises de somnambulismes et d’épilepsie. Agit sur les maladies et faiblesses des yeux.  L'agate rouge protège la vie nouvelle, c'est pour cette raison qu'elle est très efficace pendant la période de grossesse. De même pour les maux de tête, les crampes et les douleurs dorsales. On peut également l'utiliser pour soigner les maladies des reins, de l'intestin, de la prostate, les congestions et les enflures. Elle fortifie les poumons, l'estomac, le foie et le cerveau. L'agate rouge stimule la digestion et favorise l'élocution. Les vibrations de l'agate dissolvent les blocages et les barrages à l'intérieur de notre corps, écarte de nous les énergies négatives. Il est recommandé de la placer dans l'appartement, afin d'éloigner les énergies négatives.

La pierre de lune porte les pouvoirs de la lune. Elle favorise les qualités féminines : douceur,  douceur, réceptivité, intuition et guérison par acceptation et amour, elle protège les voyageurs, elle sert à traiter les douleurs menstruelles et élimine les blocages.

J’en ai fait des bijoux. Bracelets et colliers. J’étais très féminine, j’aimais les beaux vêtements, les parfums, le maquillage, les bijoux… Je n’étais pas sa modèle pour rien. Je dessinais mes robes sur mon corps…

L’après midi je suis allée chez lui, comme il n’avait pas le temps, j’ai retouché les photos qu’il avait faite de moi. J’ai retravaillé l’atmosphère. Le soir nous sommes allées au cinéma voir Only Lover left Alive. Un film sur l’amour entre deux vampires. Des vampires peu sanguinaires. Solitaires. Des vampires s’abreuvant de musiques, de littérature…Plus que de sangs. Ils sont restés bloqués aux années 1970. Les acteurs étaient si beaux. La vampire était intemporelle, sans âge. Elle était elfique. J’aurai aimé lui faire l’amour. Que sa chevelure d’or cascade mon corps. Embrasser son visage de fée. Lorsqu’elle buvait une fiole de sang, elle semblait jouir…Ce couple de vampires n’ont pas la vie facile, pas facile de trouver du sang…Ils s’en procurent dans un hôpital mais doivent faire attention à la contamination. Ils ne s’attaquent plus aux humains…La nuit ils se baladent en voiture. On se sent bien au milieu de leurs amours, c’est un cocon. C’est un film contemplatif, lent, envoutant (les décors, la musique…).

 "Only lovers left alive" est une œuvre contemplative qui se décline en longs tableaux suspendus, façon clair-obscur. Les personnages sont condamnés à tourner en rond, sur eux-mêmes, à la manière des vinyles qui semblent reproduire le mouvement de la réclusion. (Article, le plus).

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16 octobre 2013 3 16 /10 /octobre /2013 16:35

« Je suis là où tu m'oublis. Pas loin, souviens toi! Ta mémoire m'enfouis. Je suis un souvenir, insignifiant maintenant, sans doute, car je n'arrive plus à te hanter. »

« Souviens-toi » hurle le souvenir désespéré, mais tu n’entends pas son appelle, ton trou noir l'aspire...Le souvenir n’a plus de voix.  Et la dame blanche passe de l’autre côté avec douleur et effroi. Se fractionne en particules, se broie en toi…Ses facettes se cognent contre toi, tes os. Se brise encore. Tu l’ignores. Il n y aura plus de face à face.

« Souviens-toi » pensait-elle, « tu es ma moitié, tu perds la face ». Et dans le miroir l’homme ne voit plus sa part féminine.

Mais il trouve un cheveu d’or dans sa bouche. C’est désagréable. Il ne comprend pas. D’où vient-il ?

Il n’a pas d’amante.  Sa dame n’est pas blonde.

Elle est entrée dans son regard, il l’a aperçu seulement, mais elle a eu le temps…Elle était en lui, bien malgré lui.  

Il sent bien qu’il y a moins de lui. Son regard est vide à présent. Il y un trou dans sa mémoire. Ses sentiments sont anesthésiés et il est indifférent malgré lui. Alors pourquoi souffrir de n’avoir ni joie, ni peine ?!  

« Tu m’aspire ma muse, mais moi je ne t’inspire pas…Tu n’inspire plus. »  La cendre reste en suspension en lui. "Respire" suppliât-elle. Il sait qu’il a oublié quelque chose, il l’a sur le bout de la langue, c’est sucré, mais il ne se souvient pas. 

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2 octobre 2013 3 02 /10 /octobre /2013 16:27
Ce que ressent le fruit
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J’imagine un amoureux qui me lave dans la baignoire… Comme si j’étais sa toute petite fille. J’imagine les croissants de lune délicieux et du jus d’ananas qu’il m’emporterait au lit. J’imagine une nourriture qui ne fait jamais grossir. Et même qui fait mincir… Je m’imagine plate et rocheuse. Osseuse mais juste un peu. Pas trop…
 
J’imagine tes doigts et tes mains qui parcourent mon territoire. Je m’imagine un peu en dehors de moi, le fantôme d’un oiseau perché sur mon épaule étroite. J’imagine que tu creuse un passage entre mes cuisses blanches, mon sexe comme une blessure, le tien comme un poignard. J’imagine ses coups de poignards et mes crampes au ventre. Les ondes d’angoisses qui le parcourent. J’imagine mon duel entre excitation et peur… J’imagine nos jeux sensuels. « Tous jeux contient l’idée de mort » disait Jim Morrison.J’imagine tes mains posés sur mes seins, doux comme deux abricots…Et j’imagine les coups de ceintures mais cela n’est pas mon fantasme, pas le mien, celui là est le fantasme d’un autre que je porte malgré moi. Tu ne le ferais pas. Me battre non. Mais je sens cette douceur et ce mélange de violence. Cette confusion entre amour et sexe. Je me sens poupée, je t’envoute bien malgré moi dans cette transe presque malsaine…Amour /violence, quelque chose d’animale, primaire…Pourquoi faut-il aimer comme ça ? Quand tu deviens bestiale dans le mouvement, que tout devient mécanique, l’impression d’être ta chose. Et toutes ses idées malsaines sur moi qui passe dans ton esprit. Que tu caches à peine. Et je sais ce que tu penses, je sais ce que tu penses, c’est de la télépathie. Je jouie bien malgré moi. Mais quelque part je te déteste, j’ai perdu ta confiance. Ce n’est pas ta faute, tu me diras que faire l’amour c est naturelle, que c’est moi qui me suis fermée. Et toi tu n’es jamais coupable, toujours parfait .Toujours rejeter la faute sur moi. C’est moi qui pleure. Je ne peux plus le faire. Je porte les empreintes du passés qu’il ne faut pas réveiller. Je peux aimer, être affectueuse…Le sexe vient toujours tout gâcher. Je n’ai pas besoin de ça. Ton affection est trop pudique en dehors de ses moments, je te le reproche. Je pourrais me passer du sexe, être heureuse, mais quel homme, quelle femme resterait avec moi ? J’oubliai que moi je ne suis pas normale. Je veux juste de l’affection. Mais je ferai mieux de vivre seule.
 
 
Mon ami,

J écouterai du hard rock et du métal toute la journée, très fort, dans un rêve tu m as dit que ca me rend plus sauvage, plus animale avec toi…Seulement tu n’es pas là. Dans un rêve tu m’as trouvé belle. Je t’aime mais je voudrais seulement te câliner (comme je câlinerai une amie à moi), marcher main dans la main dans la forêt avec toi. Rien de plus. C’est étrange d’aimer sans le moindre désir sexuel mais je sais que je t’aime à ma manière et tu me manques.
Je t’aime, et poursuis ce rêve insaisissable. Il me fait de l’ombre. Je suis comme une plante, blanche sans la lumière. Je poursuis ton ombre aux contours incertains. Tu es un point, mon idée fixe, tu évolues dans peu de décors. C’est plutôt moi qui me fixe. Ou toi qui me fixe bien malgré toi. C’est moi la tache d’encre. Tu es dans mes rêves. Tu es tout seul et je ne peux pas te rejoindre, il n y a que toi.  Tu te promènes dans mon songe sans me voir. Ce soir j’irai marcher le long du fleuve, et j’aimerai pleurer mes sentiments à l’eau, et qu’elle les emporte loin de moi. Qu’elle me libère. Pour l’instant je la trouble. Ton regard est transparent avec moi. Tes sentiments dorment. Je prendrais un bain, et je lirai le passé, la mousse de savon forme des images. C’est comme mes nuages. Puis je couperai du bois. Allumerai le feu dans la cheminée et boirais un peu de liqueur devant.  Avant de m’endormir hier soir devant la glace avec une lame je me suis ouverte le front. Mon troisième œil pleure des larmes de sang. C’est pour y voir plus clair. J’ai lu ça dans mon grimoire. Il y a peu de chose dans ma vie, je suis tout le temps triste, bien souvent je dors recroquevillée pour me faire plus petite, je mange trop, parfois je me fais vomir. Ma délivrance ce serait mon effervescence. Je n’aime pas ce corps qui me rattache au réel, à ce monde matériel, superficielle. Je suis une fille du cosmos, de l’antimatière. Avec cette cicatrice sur le front je perçois mieux ce que tu ressens. Lorsque ton fantôme m’effleura je deviendrais cendres entres ses doigts. Peut être que d’ici là, mon âme trouvera la brèche, s'échappera par mon front. Car je sais que tu n es pas réel. On me pose beaucoup de question avec ma cicatrice qui sillonne mon front. Parfois elle me brule. C’est comme un éclair. Mon chat se couche sur moi, là où ça fait mal. Il tente d’absorber ses ondes négatives et les transforment. Mon chat est un alchimiste. Toutes les sorcières ont des chats. Il s’endort sur mon ventre douloureux. Oh ma moitié je te laisse, j’ai des vagues de nausées. Je vais aller m’étendre sur la plage, attendre l’océan, pour m enrouler dans les rouleaux. Oh mon ami je ne chante plus, comme c’est triste une sirène qui ne chante plus.
Sirène.  
Lettre
 
Mes sanglots m'étouffent. J'ai des vagues de nausées. Des ondes d'angoisses dans le corps. Comme je me sens mal, et ils s'emprisonnent en moi. Nuits blanches qui se poursuivent.  
L'espérance s’éteint aussi facilement qu'une bougie. La flamme si fragile. Des cierges, des vœux, que des illusions...Avortée des rêves, j'ai envie de crever. Je me recroqueville sur moi même, comme je me sens mal.
Ce corps que j'aimerai effacer.  Laissez moi disparaître...Je suis mal avec ce qui me matérialise. Je suis névrosée, s’il y avait un ailleurs...
L'affection pour eux sans retours, ça me détruit. J'aimerai juste les serrer dans mes bras. Je ne les aime pas, mais j ai de l'affection pour eux et je n ose pas l'exprimer. Je me retiens. Car j'ai peur qu'ils me fuient.
J'ai de la tendresse pour eux, je ne veux rien détruire dans leurs vies. Ils sont loin de moi. Non je ne veux rien détruire, je ne les aime pas vraiment,  j'ai beaucoup d'affection pour eux. J'aimerai ouvrir un petit espace à nous. Une bulle. Ils me manquent.
Le passé remonte en moi...Je me sens si triste. Etouffée par mes sanglots.
 
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