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21 juin 2015 7 21 /06 /juin /2015 13:32

Le 21 juin

Pendant que Camélia, la jeune fille en maillot de bain aux os saillants, révise pour son examen de français dans la cuisine, Cassandra sa sœur râpe les carottes et le céleri en chantant ; préparant une salade d’été. Elle chante White Rabbit de Jefersson Airplane. Elle a le même âge que Camélia mais ne vas plus à l’école, elle chante dans un groupe. Et ce soir à la fête de la musique.

White Rabbit (Lapin Blanc)

Une pilule te fait devenir plus grand, et une pilule te fait rétrécir
Et celles que maman te donne ne font rien du tout
Va demander à Alice, quand elle mesure 10 p
ieds

Et si tu vas chasser les lapins, et que tu sais que tu vas tomber
Raconte leur que la chenille qui fume le narguilé a appe

Et appelle Alice, quand elle est juste petite

Quand les hommes sur l'échiquier, se lèvent et te disent où aller
Et tu viens juste de prendre quelque chose comme des champignons, et ton esprit descen
ds

Va demander à Alice, je pense qu'elle sait

Quand la logique et les proportions sont mortes négligemment
Et le chevalier blanc parle à l’ envers
Et la dame de cœur veut lui couper la tête
Souviens toi de ce que le loir dit:
Nourris ton esprit, nourris to
n esprit

La cuisine est aménagée dans le beau jardin d’hivers…La porte est entrouverte, le rideau se meuve légèrement au gré du vent…Les libellules froisse l’eau de la piscine…

Les longs cheveux noirs de Camélia tombent sur ses copies. Semblable, de loin aux ailes des corbeaux. Même si elle est concentrée, sa tête se meuve au rythme envoutant de la chanson que chante joliment sa sœur d’une voix douce. Elle l’envie sa sœur. De ne pas aller à l’école et de chanter…Camélia à le corps légèrement vouté, la tête penchée sur ses révisions. Sur la table ses stylos éparpillés à côté de sa trousse, une pille de bouquins écornés, son manuel scolaire de français terminal L et son classeur ouvert avec ses prises de notes. Du sédatif pc, un tube de vitamine C, un verre cendrillon (ancien verre de moutarde) remplis de jus d’orange et une tablette de chocolat au noisettes entamée(le médecin lui a conseillé pour le magnésium). Camélia révise avec sérieux mais se lève plus tard que si elle allait au lycée. A neuf heures. Le matin, la jeune lycéenne se lève, boit un verre de jus de fruit, va sous la douche, puis se met au travail. Elle fait souvent des pauses. Camélia est très mince, au lycée ne mange pas à la cantine. Chez elle aussi, elle ne mange qu’un repas le soir, mais grignote. Durant ses pauses, elle fait du vélo d’appartement en écoutant du hard rock et du métal. Ou pique une tête dans la piscine avec sa sœur. Flotte dans l’eau bleu turquoise. Elles s’éclaboussent. Cassandra est un peu plus ronde et s’en moque, bien qu’elle soit coquette. Elle a les cheveux mi longs, roux. Elle est jovial, souriante contrairement à Camélia assez transparente, mélancolique…

Cassandra mange deux ou trois cerises, pendant qu’un lièvre blanc entre dans la pièce discrètement, personne ne le voit. Cassandra casse des œufs dans la poêle mise sur le feu. Ils ressemblent à trois soleils. Elle prépare aussi du quinoa aux tomates séchées.

-Je veux manger seulement de la salade, je ne veux pas de tes œufs, ni de ton riz…Grogne sèchement Camélia qui est contrariée que sa sœur prépare de bons petits plats qui lui semble trop nourrissant, comme elle ne souhaite pas prendre des rondeurs.

-Ce n’est pas du riz mais du Quinoa et ça ne fait pas grossir, c’est bon pour la santé...Tu devrais manger plus, tu n’as rien mangé de la journée…Tu es épuisée, tu vas le rater ton exam…La prise de sang révèle que tu as beaucoup de carences !

En effet le médecin était assez alarmé…Emmené de force suite à un malaise, la pauvre Camélia sanglotait…Ses longues jambes tremblaient sur la balance, son corps vouté, les cheveux cascadant, les bras pliés contre sa poitrine. Elle s’est fait pipi dessus. A dilué le petit chiffre qui s’affichait. A rougit de honte.

-Je me sens en très grande forme !!!

-Tu parles…De toute façon, j’ai fais ça pour moi et maman. Mais tu mangeras de la salade…Et des cerises peut-être en dessert…

-Le médecin est un connard ! Je mangerai seule, je ne veux pas manger à la table de deux goinfres ! Tu dis que je suis fatiguée mais c’est normal, moi je vais au lycée, je prépare des examens ! Toi, tu fais ce qu’il te plait…Au lieu de me critiquer, tu ferais mieux de te regarder plus souvent dans le miroir !

-Oui et toi tu ferais bien de moins te mirer dans les miroirs…

*

Pendant que les deux « goinfres » mangent ensemble, Camélia nage. Fait l’étoile de mer. Le lièvre blanc l’observe, perché à la fenêtre. Dans l’eau, elle se sent légère. En apesanteur. Le soleil couchant la fait scintiller de milles feu.

Une heure plus tard, sa mère Lys et Cassandra ont finit de manger. Elles lui ont laissé la salade sur la table et son assiette. Une salade de tomates, céleri rave, laitue et carottes râpés aromatisé de jus de citron, d’oignions, de coriandre et de menthe. Sa sœur à oublié sur la table un livre « les corbeaux de la mie automne » de Tran Nhut, un écrivain vietnamien…Cassandra a de la chance de pouvoir lire ce qu’elle aime. Camélia a tellement de lectures pour le lycée qu’elle n’a pas le temps de lire d’autres choses. Camélie qui n’a pas perdue sa gourmandise, savoure la salade d’été. Cassandra est douée pour faire la cuisine. En dessert, Camélia mange une petite part de tarte aux pommes.

*

Le soleil se couche, il est temps de se préparer pour aller à la fête de la musique et écouter Cassandra chanter. Dans sa chambre, devant la coiffeuse, elle se brosse les cheveux. Maquille ses yeux. Assez sombre. Violet et noir. Un rouge à lèvre rouge cerise. Et un peu de poudre blanche…Elle ouvre sa penderie et se cherche une jolie tenue. Elle enfile une petite robe noire, toute simple qui met en valeur sa frêle silhouette, sa petite poitrine et surtout ses grandes jambes…Le lièvre est couché sur son lit, elle ne l’a même pas vu. Des étagères où elle range ses livres, une sphère terrestre posée sur la plus haute. Lorsque le vent s’engouffre, la sphère tournoi…Des posters de mode en noir et blanc, surtout de la maison Dior, tapissent les murs de sa chambre. Sur une ancienne table de chevet, une jolie lampe en forme de tulipe qui diffuse une lumière bleutée. Un encens. Une statuette égyptienne de chat représentant la divinité Bastet et un livre a la couverture rose pale : vestige de fillette de Sandra Moussempès. Un recueil de poèmes.

*

Dans la chambre d’à côté, elle croit entendre sa sœur pleurer…Elle va voir. La porte est entrouverte, elle frappe trop petits coups et entre…Cassandra pleure étendue sur son lit a baldaquin, ses larmes semblent dorées car sa lampe orientale diffuse un éclairage tamisé. Des paillettes s’écoulent avec ses larmes. Elle porte une longue robe, toute droite, aux écailles noires, et des chaussures rouges à talon. Des mitaines. Une rose mauve dans sa chevelure de feu. Elle a maquillé ses yeux de bleu nuit pailletée. A mit du mascara waterproof pour un effet yeux de biche.

-Pourquoi pleures-tu ? Demande Camélia, inquiète.

-J’ai peur de monter sur scène…J’ai tout oublié. Mes paroles de chansons…

-C’est normal d’avoir peur. Tout se passera bien ! Moi, c’est pour mon bac que j’ai le tract…Mais tu verras, cela sera un moment magique…De transe. Tu as raison de suivre tes rêves ! Papa à tord, tu étais certes une mauvaise élève, mais tu n’es pas idiote…Et tu n’es pas obligé de faire des études général, suis tes rêves !

-Il ne viendra pas se soir !

-Oh non, ce n’est pas gentil ! Je vais lui téléphoner…Il doit venir !

-Il est très en colère que je ne fasse plus rien, mise à part la chanson…

-Ah oui, mais ça commence à marcher, déjà un disque ! Mais papa s’inquiète, ce n’est pas facile de gagner sa vie en chantant…Tu n’aimais pas aller au lycée mais tu pourrais faire un BEP…Tu continueras à chanter. Il y a un disquaire qui cherche une apprentie pour l’année prochaine…La voix lactée. Il a l’air plutôt sympa ce monsieur ! Comme ça, avec tes sous, tu es plus libre et tu peux te payer du matériel de musique, des cours de chant !

-Tu as raison Camélia…Et toi sœurette ? Suis-tu tes rêves ?

-L’année prochaine, si j’ai mon bac, je fais une formation qui s’intitule « Les coulisses de la mode » durant trois ans. Avec ça, je peux devenir styliste, costumière où maquilleuse…Je devrais faire dés la première année un stage à Paris.

-C’est formidable Camélia! Ce monde te fascine, te colle à la peau…

Une vive douleur comme un éclair traverse le ventre de Camélia. Elle pose sa main sur son ventre endolorie en grimaçant…C’est souvent qu’elle a mal.

-Camélia que se passe t-il ? As-tu mangé ?

-Oui j’ai bien mangé, je n’ai plus mes règles depuis des mois…Le matin, j’ai des nausées.

-Et tu ne l’a pas dit au docteur ! Tu n’es pas raisonnable…Tu as fais l’amour ?

-Non, je suis vierge. Mais…

-Mais…

Amélia a dû mal à le dire :

-Mais j’ai fait un étrange rêve qui semblait si réelle…Suite à la contemplation de tableau le cauchemar de Füssli. Tu sais les incubes et les succubes. J’étais si ensommeillée, dans les vapes que je n’arrivais plus à bouger. C’était la nuit. Dans le noir deux yeux rouges phosphorés. J’étais tétanisée. Terrifiée. Ses lourds pas ont craqués sur le planché. On aurait dit un ours. Puis…Il était sur moi, épousant la forme de mon corps et si lourd qu’il écrasait mes côtes. Il transpirait. Il puait le chien mouillé. Il était poilu comme la bête de La Belle et La Bête, Je sentais son ventre rond se frotter sur moi. Etrangement, il était si doux que mon écœurement s’est transformé en désir. Sa peau animale contre la mienne…Il était doux comme un ours polaire et j’ai senti ses griffes percer mes chairs au niveau de mes omoplates. J’ai encore des marques rouges, assez discrètes…

-Montre.

Cassandra empressée, la déshabille. Lui retire sa robe. Camélia ne porte pas de soutien gorge. Cassandra regarde son dos, cherche les traces…Les omoplates saillants sont légèrement rougies mais cela ressemble a des coups de soleil.

Oui, c’est un peu rouge, m’enfin, c’est si discret…Tu as fais un mauvais rêve.

Cassandra lui caresse le dos. Puis la serre dans ses bras. Elle sent bon l’eau de Cologne à la lavande. Cassandra hume sa sœur comme une fleur.

-Le lendemain je boitais et j’avais mal entres les cuisses, au sexe, comme si un marteau piqueur m’avait perforé…Le drap était taché de sperme et de sang.

-Beurk ! Tu as trop d’imagination…Si tu n’as plus tes règles c’est parce que tu ne manges pas beaucoup…Et fais attention au surmenage, car tu pars…

*

Cassandra au visage angélique, aux formes féminine, à la chevelure de feu entre en scène. Sous le filet de lumière elle semble avoir une auréole. Ses yeux son hypnotiques et avec sa chevelure rousse elle ressemble à une dame dans les toiles de Fernand Khnopff. Le rythme est envoutant. Sa voix douce et cristalline ensorcelle. Sa voix est douloureuse…Lorsqu’elle devient plus puissante, on dirait un loup qui à mal. Camélia à des frissons. Le public se met à chanter avec la jeune chanteuse.

Maman Lys tien la main de sa petite Camélia. Elle porte une robe noire à fleurs, a de longs cheveux blonds…Naturelle, des petites rides du sourire à ses yeux… Papa Hugues est venu et se tien à distance de son ex femme. Grand et brun, avec une moustache. Le divorce ne date pas d’un an.

Camélia à parlé a son père au sujet de Cassandra.

-Ecoutes papa, Cassandra ne se sentait pas bien au lycée, ne lui en veux pas…Ce consacrer uniquement à la chanson n’est peut-être pas raisonnable…Mais elle a ces rêves d’ado ! Elle va faire un apprentissage l’année prochaine…Elle va chercher…Il y a le disquaire de la voix lactée qui cherche une apprentie…

Camélia ne se sent pas bien, elle a des spasmes, la nausée…Elle lâche la main de sa mère et va s’assoir plus loin sur un banc. Des petits lapins blancs, phosphorescents sortent d’un terrier. Ils encerclent Camélia qui est plié en deux de douleur.

*

Elle a remarqué qu’il n’y a que l’eau qui l’apaise. Nager. Elle envoie un sms à sa mère.

Maman avec les examens, je suis épuisée, je rentre…

Camélia traverse le jardin, les hautes herbes humides effleurent ses jambes, elle remarque que la porte est restée ouverte…N’importe qui pouvait rentrer. Un lièvre et au seuil et semble l’attendre. Elle s’approche de lui, il n’a pas peur. Camélia a si mal, qu’elle ne s’étonne de rien. La pleine lune se reflète dans l’eau turquoise du bassin. Camélia se déshabille, et entre doucement dans l’eau froide. Se laisse flotter. Elle se sent mieux avec l’apesanteur lunaire. Elle fait l’étoile de mer, sur le dos, les étoiles dans les yeux. Il n’y a que l’eau qui l’apaise quand elle a mal au ventre. Elle a mal depuis le passage de la Bête.

Des volutes de sangs remontent à la surface. Son ventre gargouille comme un chaudron de sorcière, bouillant…Elle convulse douloureusement et quelque chose s’expulse de son bassin. Un gros lièvre mort retenu à un cordon flotte devant le sexe ouvert de la jeune fille évanouie. Elle est pâle. Epiderme de lune. Une fleur qui manque de lumière. Le lièvre au rebord du bassin, est debout sur ses deux pattes arrière, le regard hagard…Semble choqué par la mort du nouveau née.

Sa sœur chante Summertime de Janis Josplin, le son s’étend jusqu’à chez elles. Sa voix écorchée vive résonne sous la voûte céleste pendant que Camélia est à l’agonie. Son corps froid et glacé comme de la pierre s’enfonce dans l’eau…L’eau rentre dans ses poumons…Elle fait des bulles avec sa bouche.

Le buisson frissonne, perd ses feuilles, la bête, sort du buis…La bête ressemble à un homme aussi grand et large qu’une armoire a glace. Le lièvre tremble et prend ses pattes à son cou…La bête géante, se penche au dessus de l’eau plonge sa main dans l’eau et récupère la jeune fille. La voila dans sa paume de main, l’eau s’échappant de ses gros doigts. La bête la pose délicatement sur l’herbe. Ses grands yeux sont doux, la regarde avec amour.

Camélia se sent projetée au ciel, elle est terrifiée. Elle est nue. Se retrouve au dessus de la fête. AC/DC est diffusé… Hugue son père, est à la buvette, il est ivre mort…Un homme tatoué, costaud lui cherche des puces. Ils se cognent violemment. A coup de poings ; Hugue perd l’équilibre, se fracasse la tête contre le bitume.

*

Camélia est dans une chambre d’hôpital. Les lumières de la ville clignotent par la fenêtre…Les sirènes des ambulances…Sa mère et sa sœur sont à son chevet. En larme. Camélia surgit de ses limbes. Revient. Leurs visages sont floutés. Elle à mal au crane. Sa bouche est pâteuse, sèche…

-Maman. Où, suis-je ?

Sa mère prend sa main dans la sienne tandis que Cassandra caresse son visage.

-A l’hôpital…Tu as fait un malaise dans la piscine. Une grossesse nerveuse pense le médecin…

-Et papa ?! S’écrit Camélia paniquée, si paniquée qu’elle se redresse dans son lit alors qu’elle est si faible.

-Calme toi…Papa va bien…Rien de grave ! Répond maman.

-On dirait qu’elle sait…Dit Cassandra, troublée.

Papa a un peu trop bu, et il y a eu une bagarre, il a été sonné mais il va bien ! Dans quelques jours, il fait une cure de désintoxication. Il va s’en sortir…Marmonne Cassandra.

-Il y a un lièvre qui rôdait dans le jardin et te regardait…Etrange ! Il n’est pas craintif et entre dans notre maison…Raconte Lys

-Ce n’est pas du lièvre que j’ai peur, ni de la lune qui l’a fait naître…C’est la bête qui me terrifie ! Il m’a fait l’amour…Je ne voulais pas…

Où est mon bébé ?! Il est mort ?! Camélia en proie à ses monstres, crie un peu trop fort…

L’infirmière s’amène avec une grosse seringue…

-Tu n’étais pas enceinte, je te l’ai dis, tu as fait une grossesse nerveuse…Lui dit maman qui tremble.

L’immense seringue s’enfonce dans le ventre de la jeune fille qui grimasse de douleurs, des grosses larmes glissent sur ses joues, elle serre les dents…Elle sanglote. Le liquide bleuté s’infuse dans son corps, on le voit à travers sa peau aux veines bleutés. Peau sur les os. De voir cela, ça fait tord à Lys, qui tourne la tête.

Sa sœur Cassandra lui serre très fort la main

- Oh quelle soirée terrible ! J’ai même ratée Summertime ma puce, la chanson de Janis Josplin…

-Tu ne l’as pas raté, répond la maman

-Si je me suis trompée dans les paroles…Rétorque la jeune fille rousse

-Non, je t’ai entendu Cassandra, c’était sublime. J’étais en osmose.

Sur ces mots, la jeune malade s’endort, à cause de la piqure. Un puissant calmant.

-Elle n’était pas là, comment a-t-elle pu m’entendre ?! Et pour papa comment elle sait ?! Se lamente sa sœur.

-Cesse de te prendre la tête…Elle ne sait pas pour ton père, c’est juste une intuition de fille…D’une fille à son père. Le principal est qu’il n’est rien de grave. Le cas de Camélia est plus inquiétant, on dirait qu’elle délire !

Pour ton chant, personne ne sait que tu t’es mélangé dans les paroles car c’était si émouvant !

Un liévre de lune avorté

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