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13 juin 2015 6 13 /06 /juin /2015 10:30

Parti 1

Dans une bande dessiné en noir et blanc, un manga mais stylisé, obscur. Des chemins de fer la nuit, des trains, des tunnels, des sous terrains…Une héroïne errante, marchant sur la voix ferrée, sous la pluie. Suivie d’un chat noir, trop maigre. Longs cheveux de Jai au vent. Grands yeux de rêveuses, effrayées, zébrées en plein phare. Bouche à demie ouverte. L’héroïne, une adolescente va se faire percuter par un train. Vitesse du train traduite par des fines lignes alignés les une aux autres de longueur inégales. Eclaboussure d’encre noire. Nuit reflétée dans une flaque de sang, palpitation des étoiles.

Une jeune fille fascinée allongée sur son lit, lit sa bd. Ses poignets scarifiés. Vêtue d’une longue robe noire. La lumière est tamisée, on entend la pluie tomber sur les vitres, et le vent sinistre…Une atmosphère sombre au reflet de son âme torturée. L’esthétique mélancolique, voir morbide la fascine, l’envoute…Comme un soleil noir au fond d’un tunnel lumineux, étirant ses rayons de nuit…Un soleil palpitant comme un cœur, aspirant comme un vortex…Linkidia aime photographier. Si avant elle aimait prendre les petites fleurs…Elle en a eu assez. Assez de toutes ces niaiserais. De ces photos trop fleur bleue, trop rose bonbon. La vraie vie, elle, n’est pas rose. Elle exorcise sa noirceur…Peut-être la noirceur l’aspire dans ses limbes tant elle est fascinante car elle lui ressemble tant. Le tgv passe et fait vibrer les fenêtres de la maison.

Limkidia ne dors pas beaucoup la nuit, elle veille, même si elle va à la fac. Elle regarde un fascinant film hongkongais. Très esthétique. Ab Normal Beauty. L’histoire de Jiney une jolie étudiante en photographie. Elle n’est pas satisfaite de ses créations malgré le succès de ses photos. Un jour Jiney assiste à un accident, une femme percutée par une voiture. D'abord effrayée puis intriguée, elle photographie le corps ensanglanté. En développant ses clichés, elle ressent une sensation d'excitation jamais éprouvé jusqu’à ce jour. Petit à petit la jeune fille plonge dans la psychose. Un secret, un non dit, un traumatisme de l’enfance remonte à la surface. Sa petite amie à beau essayé de l’aider…Limkidia allume un encens Nag Champa. Va à pas de loup dans la cuisine, sans allumer les lumières, marche à tâtons dans l’obscurité. Elle passe devant la chambre de ses parents, ils ronflent tellement que leur porte vibre. Elle ouvre le frigo. Attrape la bouteille de jus d’orange. Dévisage les yaourts. Elle a un petit creux car elle n’a rien mangé hier. Limkidia à un appétit d’oiseau. Mais l’oiseau va se transformer en ogre. Elle se sert un grand verre de jus de fruit. Dans le four, il reste un moelleux au chocolat. Elle se découpe la moitié du gâteau qu’elle met dans une assiette. Elle dépose le verre et l’assiette sur un plateau et l’emmène dans sa chambre. Elle boit, elle mange affamée jusqu’à ce qu’il ne reste plus une miette. Une vive douleur dans l’estomac se manifeste comme un orage. Elle a mangé si vite, qu’elle à la nausée. La nourriture remonte. Elle se précipite aux toilettes. Convulse douloureusement et vomit tout…Elle se rince la bouche, se brosse les dents. Elle s’allonge un moment en sanglotant. Elle a des brulures d’estomacs.

Limkidia termine sa veillée sur l’ordinateur à jouer à Alice Madness Return. Une version d’Alice assez dérangeante, malsaine, très psychologique…Elle finit par aller se reposer à cinq heurs du matin. Mais ne se réveille pas à l’heur.

Arrive en retard à la fac, toute blanche, des cernes sous les yeux…Cours de littérature. La Ferme Africaine de Karen Blixen. Elle s’excuse. Le professeur lui sourit. Grand, svelte, brun aux yeux bleues. Sourire charmeur. Voix velouté. Limkidia s’assoit à côté d’Elodie une amie. Une fille gothique un peu timide et discrète malgré son look de féline noire. Ses yeux charbonneux, son teint pâle et son rouge à lèvre noire. Une jeune fille qui écrit des chansons. Elodie a un papa alcoolique. Elles se font la bise. Et s’écrivent des mots sur une feuille de papier…

- Ce soir tu aimerais pique niquer avec moi ? Ensuite, nous irons à la fête foraine si tu veux…

-Avec plaisir, une petite salade fraiche, peut-être…

-Oui et du cidre doux.

Limkidia s’endort sur sa table. A la sonnerie de midi, elle se réveille dans les vapes…Le professeur Linkia la secoue légèrement et lui parle d’une voix douce. Son amie Elodie rigole.

-Mademoiselle, est-ce que tout vas bien ?

Limkidia sursaute. Rougie.

-Oui…Je suis vraiment désolée d’avoir dormis durant votre leçon… Ne m’en voulez pas.

-Si vous êtes si fatiguée, il est préférable de rester chez vous…Si vous avez besoin de mon aide sur la leçon n’hésitez pas à venir me demander. Dans un mois, les examens, il faut se ressaisir! Et reposez-vous, car vous n’avez pas bonne mine…Si vous avez besoin de quelques jours de repos, vous pouvez compter sur votre amie et moi-même pour rattraper ensuite…

-Merci à vous. Vous êtes très charmant car d’autres professeurs n’auraient pas été si compréhensifs avec moi…Et même, m’en aurait tenu rigueur.

-J’ai des enfants vous savez, je comprends…Mais il ne faut abuser de rien !

*

Limkidia et Elodie dinent sur l’herbe dans un square de La Rochelle. Boivent du cidre dans des verres en cristal. Elles ont préparé de la salade composée d’endive, de betterave crapaudine, de fèves, de maïs et de pommes. Etendue sur une jolie nappe en tissu de soi bleu nuit, elles mangent, allongées sur le côté comme dans la Rome Antique. L’une en face de l’autre. On les imagine avec une grappe de raisin. Limkidia porte une toilette solaire, d’un joli jaune: Un petit haut en dentelle transparent. Son nombril à l’air. Une longue jupe légère. La jeune fille est toute fine. Ses longs cheveux sont lisses et soyeux comme ceux des japonaises. Ou ceux dans la pub « Effet miroir ». Sa peau avec le soleil est légèrement dorée, a force d’huile de monoï et de coco. Elodie porte une longue robe de velours noirs très décolletée, avec des manches en dentelles violettes qui s’évasent. Comme les robes au moyen âge. Elle est un peu moins frêle que son amie. Elle de longues boucles d’or. Une belle poitrine épanouie, un ventre plat mais de larges hanches, et des fesses rebondies. Elodie et Limkidia se massent avec un élixir sensuel qui éveille les sens, Ylang ylang mêlée d’orange et de bois de Hô. Elles aiment cette senteur.

-J’avais vraiment mal au dos, ce massage fait par tes mains délicates me fait du bien…Limkidia

-Et moi donc…Tu avais des nœuds dans le haut du dos…C’est le stress j’imagine…

-C’est mon père, il boit trop…En ce moment, il est cloué dans son lit. Il vit dans la pénombre de sa chambre. Si je pouvais trouver un remède miracle pour l’aider…Il a fait des cures mais il rechute toujours…Il sanglote tant. Ca me déchire le cœur de le voir ainsi…

-Ta présence doit lui apporter beaucoup…En même temps cela te pèse…Mais tu ne le verrais pas, cela serait pire…

-Oui et je passe aussi de bons moments avec lui…Cela dépend de son état.

-Hummm…Il est beau Monsieur Linkia, et si gentil !

Limkidia rougit en disant cela

-Oh que oui !!!

S’écrit Elodie, enjouée.

-J’ai fait un très étrange rêve. Monsieur Linkia était dans mon songe. Mais il était bien plus âgé…Avec une longue barbe blanche. Il ressemblait à un druide, à Ponaramix dans Axtérix et Obelix. Et cela ne se passait pas à notre épo…

- Panoramix et pas Ponaramix !

Dit Elodie en rigolant.

Limkidia prononce le nom, détachant les syllabes…

- Pa no ra mix…Un nom à couché dehors ! On dirait le nom d’un câble satellite ou d’une parabole !

-Mais ouiii ! Mais, il est ultra connecté le druide ! Avec les ondes…

Les jeunes filles éclatent de rire.

-Cela se passait au moyen âge…J’allais à une école d’art, mais de nuit. Les leçons avaient lieu dans la tour de la lanterne, l’ancienne tour médiéval dans l’eau. J’étudiais la littérature, le chant médiéval et la harpe, j’apprenais le dessin et la peinture, la calligraphie et l’art de l’enluminure. Je participais aussi à un atelier d’écriture. Un atelier de conteuse. Ainsi que les soins en médecine naturelles et parallèles : soin par les plantes et les huiles essentielles, soin de guérisseur…Je vivais dans les bois, dans un creux d’arbre, un vieux chêne, comme dans les contes…C’était petit mais vraiment très charment…Avec un étroit escalier en colimaçon. Dans ce rêve j’avais dormis toute la journée…J’avais rêvé de ma vie actuelle. Une journée ordinaire, la fac…Une rêve emboité dans un rêve. Des effets de miroirs…Mais je n’étais pas troublée du tout. Je préparais un bon gâteau Creusois…Aux noisettes devant le feu. Je mélangeais avec une écuelle en bois la pate dans un récipient arrondie en terre cuite. Une femme assise en tailleur chantait devant le feu. Et de bon cœur, j’ai chanté avec elle.

Limkidia se met à chanter un chant en latin.

-Tu as une voix vraiment médiévale ! Et ce chant est si troublant, il semble venir de loin…

-Merci…Dans ce rêve, à la lueur d’une bougie, devant un grimoire, au dessus d’un chaudron, j’élaboré un remède pour ton papa. Ce qui est étrange, car dans mon rêve tu n’existais pas, nous n’allions pas à l’école ensemble…Mais j’avais rêvé de toi, le jour. Moi, ainsi que mes camarades dormions le jour, comme notre apprentissage se déroulait la nuit. Un rêve dans un rêve. Et le rêve dans un rêve est la réalité…

-Ce n’est pas certain…On est peut-être en train de rêver là. Attend je vais te pincer pour voir, si tu te réveille !

-Ail ! Tu m’as fait mal !

-Bon, on ne rêve pas.

-Je me souviens…J’ai trouvé avec ma louche une pierre très spécial au fond du chaudron. Une pierre ressemblant à une émeraude mais strié d’or, et à l’intérieur en transparence, une libellule. Le liquide aromatisé de diverses herbes et pétales de fleurs était de couleur bleu turquoise, phosphorescent. C’était magnifique !

Comme la nuit tombe, les jeunes filles allument un feu de camp. Limkidia la rêveuse à emmener avec elle sa guitare. Les jeunes filles chantent en chœur devant le feu.

*

Les jeunes filles se promènent à la fête foraine. Les lumières des manèges, de toutes les couleurs clignotent dans la nuit. Les ballons de baudruches dansent au rythme de la musique électronique, retenues à une ficelle, prêt à s’envoler dans le ciel pétillant d’étoile. Comme un champagne. Les ballons ovales prêts à s’échapper des mains gamines, bien malhabiles. Elles passent devant les confiseurs…Les machines de Barbe à papa. Une femme déguisée en blanche neige vend des pommes d’amour, elle déambule souriante entre les manèges avec son panier.

-Pourquoi ce n’est pas la sorcière qui vend les pommes ?

Demande Limkidia

-Parce qu’elles ne sont pas empoisonnées… Et les sorcières feraient peur aux enfants.

Dit Elodie d’un air logique.

-C’est peut-être une sorcière déguisée en la Pure Blanche Neige. C’est une sorcière. Mais si elle ressemblait à une sorcière elle serait mauvaise commerçante !

-On en achète une pour vérifier si elle est empoisonnée.

Une lueur gourmande brille dans le regard d’Elodie, et elle sourit en proposant ça, mais Limkidia qui fait attention à sa ligne rétorque :

-Mais non, tu es folle…Je n’ai que dix euros dans mon sac. Je préfère m’amuser dans des manèges plutôt que de m’empiffrer…On sort de table !

-Les effluves de crêpes et de gaufres me donnent l’eau à la bouche !

-Les effluves on dirait que tu parles de parfum en employant ce mot…Faut pas exagérer…

-Ah mais toi, tu es une mauvaise vivante ! Tu ne vis pas…Tu es squelettique comme un mort vivant !

-Tu dis n’importe quoi…Tu n’as jamais vu de mort vivant !

Les jeunes filles tirent sur des ballons mouvants à la carabine. C’est un travestie qui tien le stand. Un homme avec une perruque blonde, une micro robe rose à paillette, et talon aiguille. Comme l’homme est très svelte et a un visage efféminé cette tenue lui va bien. Limkidia ne gagne qu’une poche de bonbon qu’elle partage avec Elodie. Mais Elodie, elle, qui tire dix ballons à la suite, gagne une belle peluche Mickey, une fille.

L’employé plaisante en lui donnant son cadeau

-Vous tirez les lapins tous les dimanches !

Elodie se force à rire…

Limkidia ajoute

-Dis donc tu es très virile à la carabine !

Et embrasse son amie sur la bouche. Elodie est toute troublée. Et s’essuie la bouche avec sa manche dés que le travesti ne les voit plût.

-Qu’est ce qui t’a pris de m’embrasser ?

-j’sais pas…Comme ça. A cause de l’autre…Et puis cesse de t’essuyer la bouche ! Chochotte ! Je n’ai pas la galle !

-Recommence plus ! Sinon je te mords les lèvres comme un chien !

-Tu es homophobe ?!

-Bien sûr que non…Mais on est amie. Dis-moi que tu n’es pas amoureuse de moi !

-Pas du tout ! Tu n’es pas mon genre…

Rétorque Linkidia un peu trop sèchement. Le fameux « Tu n’es pas mon genre… » Vexe Elodie.

-Oui tu me trouves grosse, je ne suis pas aussi frêle que toi…

-Mais non, ce n’est pas ça Elo…Je crois que je n’ai pas d’attirance pour les filles malgré mon bisou volé…C’était pour faire mon intéressante devant le travesti. Pour rigoler. Mais tout de même ce n’est qu’un simple baisé, tu es vexante à t’essuyer la bouche, je ne pu pas de la gueule !

Elodie lui bise la joue. Limkidia rougit.

Elles s’amusent dans les autos tamponneuses. Elles en prennent une pour deux. Une auto rose bonbon. Et conduisent chacune leurs tours. Elles percutent pas mal de véhicules, en évitent en tournoyant et en prenant de la vitesse…Mais se fond aussi entrechoquer. Assez violement, parfois. Les corps basculent en avant…Les spots colorés inclinent leurs têtes, fond danser leurs faisceaux de lumières. Une sombre musique électronique flotte sur la piste : Kavinsky…Elles roulent si vite que les visages sont floutées…A la fin, elles ont le tournis.

Elles montent à bord de la grande roue. Elles sont serrées l’une contre l’autre. Frissonnantes car en haut il fait si froid. Elles ont la peur du vide. Elles dominent la ville illuminée, scintillantes, l’océan d’encre aux milles reflets. Elles sont suspendues dans le ciel, la roue ne tourne plus. Leurs sièges se bercent légèrement au vent. Limkidia terrifiée crie d’effroi. Tout ce vide à ses pieds…Pourquoi le roue ne tourne t’elle plus ? Combien de temps suspendu la, face a son néant. Les larmes coulent de ses yeux. Elodie lui sert la main, la rassure même si elle est terrifiée aussi. La roue se met à tourner. Le siège semble se plonger à la verticale. Limkidia s’agrippe au siège en hurlant…Son amie la sert dans ses bras…La roue descend et monte, petit à petit à chaque tour, elles prennent confiance en la roue.

La grande roue encercle l’ancienne grosse horloge devenue gare...Les aiguilles indiquent minuit sur le cadran rond phosphorée. De loin, du vieux port, cette image ressemble à un tableau symboliste. Une image sur le temps. Les cycles. Une vision de l’éternité. Le printemps, l’été, l’automne, l’hiver puis tout recommence…Limkidia et Elodie ne peuvent rien faire contre les rouages du temps qui passe…La roue ne tourne plus dans le sens des aiguilles d’une montre. Tout s’inverse. Elles remontent en arrière.

Elles s’assoient dans un wagon du train fantôme. Le train pénètre l’antre du diable. Une grotte macabre, les entrailles de la terre où flotte cette odeur humide, de moisissure et de lichen. Une atmosphère lugubre émane de ce lieu. Semble authentique. Elles n’ont pas peur car elles ont l’habitude de regarder des films d’horreurs. Pas terrifiées par cette faucheuse le long de la voix… Même si le train ralentie. Car elle fait un peu kitch. Elle fauche la tête d’une poupée. Le sang gicle. La tête se fracasse sur le sol, éclate comme une pastèque, les chairs éclaboussent…De longs lombrics se meuvent dans la cervelle…Le train accélère…Dans une pente abrupts semble se faire emporter. Comme dans les décors des films de Western, les montagnes rocailleuses rouges. Montagne du diable. Des chauves souris s’accrochent à leurs cheveux. Elles goutent à la caresse glacée d’un fantôme dans le dos. Une grosse araignée noire pendouille un peu trop, Elodie l’a prend en pleine goule, la grosse bête s’enfuient dans ses vêtements. La jeune fille en hurlant se lève pour se secouer, malgré que le train roule à vive allure. Elle a failli tomber, heureusement son amie Limkidia lui a pris la main. Un squelette marche comme une marionnette le long de la voix, ses mains crochues menacent les jeunes filles, s’approchent un peu trop prés de leurs visages. Une sorcière chevauchant son balais, son rire sardonique effraye…Sa main osseuse saisit le bras de Linkidia devenue bleue de frayeur. Le train roule sur l’eau noire, éclaboussant sur les côtés, glisse sur une cascade à vive allure, une nuée de fantômes remontent la cascade comme des oiseaux noirs. Des navires fantômes passent au travers le train, le corps des jeunes filles…Sur un ilot de sable doré, comme de l’or, un pirate, un crochet à la place de sa main, creuse et découvre un trésor. Il l’ouvre avec son crochet. De beaux bijoux et de l’or dégoulinent de la malle…Le pirate semble euphorique, et plonge sa main dans l’or, elle coule entres ses doigts. Il rit.

-Cela ne fait pas peur…me fait penser au Trésor de Rakam le rouge, Tintin…Dit Limkidia

La lumière brille au fond du tunnel…Elle semble inhabituelle. Même l’air pourtant inodore, n’a pas la même senteur. Des papillons aux ailes mauves striées d’or virevolte devant l’antre. Une geisha sonne le gong. Une musique médiévale flotte.

-Il ne fait déjà plus nuit…Disent en chœur les deux jeunes filles.

Une fée miniature, qui ressemble à la fée Clochette de Peter Pan, fait tourbillonner sa baguette magique. En prononçant ses mots.

-En damoiselles vous serez changé, changer vos toilettes, porter le Hénin.

La fée les a transformés. Linkidia porte une longue robe bleue aux manches évasées, des broderies or au niveau du col, un Hénin bleu. Elodie porte la même robe mais de couleur mauve, un Hénin violet avec des discrètes étoiles d’argent. Les jeunes filles sont un peu désorientées. Elles ne devraient pas se trouver ici mais à la fête foraine. Où est la gare ?

Train fantôme (parti 1)
Train fantôme (parti 1)

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