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1 septembre 2021 3 01 /09 /septembre /2021 21:56
Balade en forêt

La dentelle m'habille

Je rentre au bois.

 

Le chant, la lecture,

la poésie, les baies,

et les longues balades...

 

Je me déleste...

 

Au seuil de ce bois,

Ancienne gare,

j'ai oublié ma malle.

 

Dans ma chambre,

J'ai coupé mes cheveux,

Je les donne à la forêt,

aux vents, aux oiseaux

pour faire leurs nids.

 

Je reprend la route

L'esprit rêveur.

 

Je crois devenir pur,

comme le ruisseau

qui coule d'eau de source:

Sous l'eau verte et translucide,

les petites pierres sont magnétisées

par les rayons lunaires et

les bouquets d'étoiles...

 

Le pollen virevolte,

à la manière des flocons,

je pense à renaître,

je suis légère, légère

comme la sylphide.

 

 

Balade en forêt
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25 août 2021 3 25 /08 /août /2021 21:46
Lîla return

Lîla revient,

 

Je me sens déracinée

à des moments...

Je suis le fantôme

mais le sang coule dans mes veines,

mon cœur bat,

et mes mains sont froides

 

Être trop discrète

à des moments...

 

Les gens chantent, parlent avec les mains, 

le plancher craque sous leurs pas. 

 

Moi je ne veux pas me faire remarquer,

Comme si je n'étais pas légitime d'exister,

et de respirer.

 

Lîla revient moi

je suis trop timide

sans toi.

 

Tu es mon amour,

mon espièglerie,

mon amuserie.

 

Ce n'est pas facile d'habiter

un nouveau lieu

mais tu seras bien

dans une maison fantastique

avec maman.

 

Tu auras mon amour

et un extérieur...

 

Lîla revient,

on prend la voiture,

retourne,

il manque une âme

Lîla

 

Il y a les livres, les toiles accrochées,

les lavandes, les bougies, un lit douillet

en hauteur, il ne manque que ta présence.

 

Ensemble nous allons explorer aussi la cour,

et les tournoyants escaliers,

visiter le main-coon roux du dernier étage,

je vais sourire aux gens, je vais chanter dans

la maison sans avoir peur qu'on puis ce m'entendre,

je vais danser, je vais te courir après, je vais t'appeler

d'une voix douce par ton surnom.

 

Tu n'iras pas sur le toit d'ardoise, hein,

petit chat blanc de gouttière croisé siamois

 

Je comprend ta peur et tu aimes aussi mamie,

et tes compagnons mais nous retournerons en

vacances, volons de nos propres ailes...

Lîla return
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25 juillet 2021 7 25 /07 /juillet /2021 12:57

Je fais des prières païennes

aux anges et aux fées,

mais je demeure angoissée.

 

Un mot d'un ami musicien

me rassure et il me transmet

les messages des anges.

 

Je cueille les petites plumes blanches,

sur les rives de mes chemins:

J'y crois comme une bougie,

dans la chambre de mon cœur.

 

Mais il faut que comme les fleurs,

ce que je sème puis-ce exister

dans la matière.

 

D'un dessin j'en fais naître

ma maison où je puis-ce

reposer mon âme

et dessiner, écrire,

chanter.

 

Et m'envoler en dedans

comme en dehors...

 

L'ami m'apparaît en rêve,

il m'écrit des chansons:

ce sont des prières de sorcières

en l'honneur des anges.

 

Mon ange je l’appelle:

J'étais éloignée,

J'étais dans le rêve,

comme dans la mort,

J’essayais des lits, où

l'âme n'est pas en paix,

Où il faut craindre les

fantômes sans nom et

les vampires.

 

J'ai traversé un miroir,

J'ai traversé la forêt.

 

Je me suis éveillée,

Avec l’œil entre les sourcils,

J'étais face à toutes mes frayeurs.

 

Surtout celles ignorées,

cachées dans les recoins obscurs

de ma psyché.

 

Je me suis endormie,

l'ami était là,

avec ses partitions,

et nous étions chez moi,

toutes les chandelles veillées

et j'ai aperçu l'ange à la fenêtre

qui nous observait avec tendresse.

 

 

 

 

 

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25 juillet 2021 7 25 /07 /juillet /2021 12:50
La maison dans l'eau, lecture vidéo

La maison

Est à l'envers

Dans un reflet,

Dans le ruisseau,

et les feuillages,

la cachent...

c'est un mystère.

 

Une petite libellule

colorée, est la clef de

la maison de l'envers,

entre le ciel et l'eau,

feuillages et nuages.

 

Je voudrais me hisser à

travers les branchages,

Mais l'eau se lisse un peu,

et la floute...

 

Une fille pleure

dans la maison

qui m'est inaccessible

je ne sais pas pourquoi,

pourquoi ces larmes?

 

Et si sur la rive

je m'approche,

une autre image

se film...

 

Une phalène est agitée

autour d'un lampadaire,

de l'envers.

 

C'est peut-être la balançoire

du saule pleureur,

qui m'a mise à l'envers,

 

Être entre

sans être

dans l'antre.

 

Si le miroir se brise,

cela ne sera plus jamais...

jamais pareil

jamais.

 

Même si un rayon se hisse,

entre les morceaux qui sur

l'eau se lissent

entres eux dissimulant

la fêlure de sa psyché.

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18 juillet 2021 7 18 /07 /juillet /2021 21:51
Une maisonnée

Mon âme habite une petite maison

avec un escalier et un jardin.

Un chat blanc habite un jardin

et veille sur un lit, toute la nuit.

 

Les livres et les poèmes volent

et les lettres aussi,

comme les colombes.

 

Les oiseaux s'embrassent

et se prennent par les ailes.

 

Le chat plein de malice

galope dans l'escalier.

 

Sous l'eau qui coule, dans la salle d'eau,

J’entends un disque crépiter:

une musique intemporelle.

 

Mes ailes dans le dos se sont dépliées,

Un chat veille sur le lit.

 

Un ange accompagne

mon cher ami musicien

qui voyage en train.

 

Je dresse un dîner aux chandelles

et je chante des chansons à l'ami.

 

On se promène avec les chevaux

dans les champs parfumés de blés

On se promène avec les chevaux

dans la nuit aux milles chandelles

et on se conte nos rêves.

 

Les chevaux sont invisibles

Mais c'est réalisé,

d'avoir une âme qui vît

quelque part et invite

ses amis.

 

Les chevaux sont diaphanes,

mais ils cheminent

car une âme vole

de par ses deux paires d'ailes

de demoiselle.

 

J'ai une porte,

j'ai une clef,

je ne reste pas sur le seuil,

de mon univers intérieur

et de la vie du dehors.

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18 juillet 2021 7 18 /07 /juillet /2021 18:19
Maison dans l'eau

La maison

Est à l'envers

Dans un reflet,

Dans le ruisseau,

et les feuillages,

la cachent...

c'est un mystère.

 

Une petite libellule

colorée, est la clef de

la maison de l'envers,

entre le ciel et l'eau,

feuillages et nuages.

 

Je voudrais me hisser à

travers les branchages,

Mais l'eau se lisse un peu,

et la floute...

 

Une fille pleure

dans la maison

qui m'est inaccessible

je ne sais pas pourquoi,

pourquoi ces larmes?

 

Et si sur la rive

je m'approche,

une autre image

ce film...

 

Une phalène est agitée

autour d'un lampadaire,

de l'envers.

 

C'est peut-être la balançoire

du saule pleureur,

qui m'a retournée,

 

Être entre

sans être

dans l'antre.

 

Si le miroir se brise,

cela ne sera plus jamais...

jamais, pareil,

jamais.

 

Même si un rayon se hisse,

entre les morceaux qui sur

l'eau se lissent

entres eux, dissimulant

la fêlure de sa psyché.

Maison dans l'eau
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5 juillet 2021 1 05 /07 /juillet /2021 18:15
Je pleure sur toi

Je pleure sur toi

 

À Madame L.D. M...

 

Le soir s'est refermé, telle une sombre porte,

Sur mes ravissements, sur mes élans d'hier...

Je t'évoque, ô splendide ! ô fille de la mer !

Et je viens te pleurer comme on pleure une morte.

L'air des bleus horizons ne gonfle plus tes seins,

Et tes doigts sans vigueur ont fléchi sous les bagues.

N'as-tu point chevauché sur la crête des vagues,

Toi qui dors aujourd'hui dans l'ombre des coussins ?

L'orage et l'infini qui te charmaient naguère

N'étaient-ils point parfaits et ne valaient-ils pas

Le calme conjugal de l'âtre et du repas

Et la sécurité près de l'époux vulgaire ?

Tes yeux ont appris l'art du regard chaud et mol

Et la soumission des paupières baissées.

Je te vois, alanguie au fond des gynécées,

Les cils fardés, le cerné agrandi par le k'hol.

Tes paresses et tes attitudes meurtries

Ont enchanté le rêve épais et le loisir

De celui qui t'apprit le stupide plaisir,

Ô toi qui fus hier la soeur des Valkyries !

L'époux montre aujourd'hui tes yeux, si méprisants

Jadis, tes mains, ton col indifférent de cygne,

Comme on montre ses blés, son jardin et sa vigne

Aux admirations des amis complaisants.

Abdique ton royaume et sois la faible épouse

Sans volonté devant le vouloir de l'époux...

Livre ton corps fluide aux multiples remous,

Sois plus docile encore à son ardeur jalouse.

Garde ce piètre amour, qui ne sait décevoir

Ton esprit autrefois possédé par les rêves...

Mais ne reprends jamais l'âpre chemin des grèves,

Où les algues ont des rythmes lents d'encensoir.

N'écoute plus la voix de la mer, entendue

Comme un songe à travers le soir aux voiles d'or...

Car le soir et la mer te parleraient encore

De ta virginité glorieuse et perdue.

Poème de Renée Vivien

Photo de Renée Vivien

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27 juin 2021 7 27 /06 /juin /2021 10:56
Alone by Allan Poe

 

Seule

de Edgar Allan Poe

 

Depuis l'heure de l'enfance, je n'ai pas été

Comme d'autres l'étaient - je n'ai pas vu

Comme d'autres l'ont vu, je ne pouvais pas apporter

Mes passions d'un printemps commun

De la même source je n'ai pas pris

Mon chagrin - je n'ai pas pu me réveiller

Mon cœur à la joie sur le même ton -

Et tout ce que j'ai fait, j'ai fait le droit seul.

Puis-dans mon enfance-à l'aube

D ' une vie des plus orageuses - a été dessinée

De toute la profondeur du bien et du mal

Le mystère qui me lie encore -

Du torrent, ou de la fontaine -

De la falaise rouge de la montagne -

Du soleil qui ′′ autour de moi ′′ roule ′′

Dans sa teinture d'or en automne -

De la foudre dans le ciel

En passant, je m'envole

Du tonnerre, et de la tempête -

Et le nuage qui a pris la forme

(Quand le reste du Ciel était bleu)

D ' un démon selon moi -

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27 juin 2021 7 27 /06 /juin /2021 10:50
Les fileuses

Les fileuses

 

Des mains brunes ce soir ont recueilli

Longuement l'eau patiente du soir

Du vent passait

Dans le vent des doigts

Amers des fileuses

Et au-devant

Les troupeaux sont la pierre même

Étrangement

Debout dans la paille limpide

Venue

Des mains fidèles des fileuses

Au front de vent

 

Béatrice Douvre

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27 juin 2021 7 27 /06 /juin /2021 10:49
L’été nocturne

L’été nocturne

 

Dans les herbages jaunes de cet été

Te souviens-tu, nocturne était notre tristesse

Cet été-là, au baiser de la boue

Au chant furieux mêlé au rien

A ces palais de feuilles tombées irrévélées

Et c’est là que ta voix se posait, tremblant

Sous mille fleurs conquises des arbres éternels

S’émeuvent autour de toi ces fleurs qu’on dit sans nom

Mais les fleurs ont un nom mais ta voix s’y absente

Ces fleuves labourés de barques qui s’achèvent

Perdues merveilleusement sur l’écume étagée

Des accords se poursuivent en leur exil noir

Sur ces eaux si amères où je parle en ton nom.

 

Béatrice Douvre

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