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11 août 2017 5 11 /08 /août /2017 20:35
Yasmine

 

Yasmine ton filet de voix est un voyage
Un faisceau de lune...
Ensorcelée je suis
Le fascinant saphir saigne au chœur de toi,
Dans mon sommeil j'écoute la litanie,
Qui résonne...dans ta poitrine,
Je suis dans une mosquée, je suis dans
un palais, je suis au jardin enclos...
Femme fantôme aux voiles pourpres,
Parle-moi de ce Djinn
Je semble sous les eaux les
nuits de lune de sang et tes yeux
Sont de l'émeraude...
Comme l'eau de la fontaine,
Filet de voix,
Filet de féminité...
Qui ma terre mère absorbe.

 

Certaines chanteuses sont des vampires
Elles semblent avoir 20 ans, mais elles ont l'âge de leur âme,

 

Elles sont écorchées, il y a le reflet dans ce filet de voix
Dans ce filet d'eau qui file...Il y a le reflet...
la brisure et l'abysse...

 

Et je sombre avec Yasmine, je file
Sous terre, filet de sang...

 

 

*

Le disque de lune,

Le filet de voix

Pleure…

En pétale de rose

En l’espace

De l’instant.

Yasmine
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9 août 2017 3 09 /08 /août /2017 20:28
Présense d'un chateau

 

Ce château m'appartient ce soir jusqu'à la gorge
Mon cri nourrit la nuit tournante des couloirs
Et les grands escaliers que mes pas interrogent
Et l'ombre d'un passé qui voûte le miroir

 

J'ai refermé sans bruit les ailes des horloges
Et décousu tout un réseau de portes vierges
De mémoire
Mon souffle aiguise une épée morte et mon regard

 

Ouvre un bal sous la peau d'un crime par hasard
Tous les tableaux que je rencontre me ressemblent
Toutes les rondes que j'allume tournent court
Pourtant je puis ici filer le feu
et tout ensemble
Comme on garde le lit je puis garder la tour

 

Des eaux remuent sous les paupières de la cendre
C'est un étang
Que j'aimerais ne pas trahir avant le jour
Il portera le même nom que moi les nuits d'orage
Puisqu'il surgit du même sang
Du même amour

 

Je convoite l'étang mais je garde la tour
Il ne réglera plus les jeux de ton visage
Sur le vol des canards sauvages
Voyez il a changé de cygne entre deux pages
Pour troubler la face du jour

 

Angéle Vannier

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9 août 2017 3 09 /08 /août /2017 20:16
je suis née de l'océan

Je suis née de la mer

 

Je suis née de la mer et ne le savais plus
Trop de pavots avaient maculé mes pieds nus
Les soirs où les bergers m'appelaient dans la ronde
Pour passer le furet de ma main dans leurs mains
Furet des bois jolis furet des vieux jardins.

 

Je suis née de la mer et ne le savais plus
Trop de chênes avaient appris à mon corps nu
Cette haute caresse où l'écorce connaît
La façon d'arracher aux jeunes filles blondes '
Des gouttes de bonheur de quelque sainte plaie.

 

Je suis née de la mer et ne le savais plus
Trop de bêtes avaient partagé mon cœur nu
Dans les hautes futaies habitées par la lune
Trop de sangliers forts à renifler l'oronge
Trop de biches mes sœurs effrayées par leurs songes
Trop de martins-pêcheurs gonflés d'humides chants
Délivrés par leurs becs en baisers trop savants.

 

Je suis née de la mer et ne le savais plus
Mais l'homme au bras marin me parla de l'écume
Et l'humus des forêts fut le sable des dunes
Et les bergers laissant leurs troupeaux de moutons
Au premier loup venu gardèrent des poissons

 

Le nez du sanglier fouilla le goémon
La biche apprivoisa chaque lame de fond
Et les désirs des fûts chantèrent un navire
Que les oiseaux pêcheurs voilèrent sans rien dire
De leurs ailes tendues à des ciels inconnus.

 

Je suis née de la mer et ne l'ai reconnu
Qu'au bras de mon amour et ne l'oublierai plus.

 

Angèle Vannier

je suis née de l'océan
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7 août 2017 1 07 /08 /août /2017 05:04
l'escalier du sommeil

La jeune fille descend

L’escalier comme on

Descend en soi…

Elle ressemble à une

Poupée et personne

Ne l’aime…

Ses petites mains

Blanches glissent sur

La rampe, Ses ongles

Sont mauves, Ses sabots

De licorne tintent

Sur le cristal des

Marches du château.

Ses blonds cheveux

Ont l’odeur du

Sommeil et

Flottent autour

De son visage rond

Et se tissent à sa

Longue robe…

Ses grands yeux

Emeraudes

Aperçoivent-la

Queue d’un renard

Glisser devant elle

Telle la flamme

D’un flambeau.

Et elle, dans le courant

D’air d’un vitrail,

Semble être un feu follet.

« Je descends l’escalier,

Comme je descends,

Dans le sommeil »

Murmure-t-elle

Tandis que ses pas

Semble tinter

Sur un Xylophone…

Aucune empreinte

D’elle, sur le cristal,

Mais un chant.

Un passage secret dans

Le mur qui s’ouvre…

De l’orage, des

Etincelles lorsque

Les blocs de granits

S’effleurent les uns

Aux autres… C’était un jeu,

Une combinaison, qui ouvre

Un chemin improbable…

« Mais où suis-je ?

Qui suis-je ?

Lorsque tu es dans

Mon sommeil ?

Est-ce que tu me devines ?»

Murmurait-elle.

Des larmes de jades,

Phosphorescentes, brillent

Dans la cheminée

La sphère rouge posé

Sur le lit, déplie ses

Ailes de dragonne

et s’envole au bois…

Les rayons de lune

Baignent la chambre.

«  Je te sens, comme de l’eau,

Une cascade subtile,

Descend en moi et

La braise s’éveille

En moi, monte

Comme la sève d’un

Arbre au printemps »

Dit le château

« Et pourtant ce ne fût

Qu’un chemin de traverse… »

Murmurait-elle…

« Viens t’assoir sur mon trône

Jeune princesse, gouté à la couronne

De Sarrazin. A l’élixir…

Le gâteau aux noisettes

Cuit en mon ventre… »

« Je descend l’escalier,

Comme je descends

En ton âme.

Et mes sabots ivoire

Tintent sur le cristal

Des marches.

Ma crinière flotte dans

La fumée, Se mêle et se démêle…

Entre tes mains moites

Tisse et défait ma robe…

Oh comme notre cœur

Est à nue. »

 

l'escalier du sommeil
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4 août 2017 5 04 /08 /août /2017 16:11
By Ellen Rogers

By Ellen Rogers

Fleur de Séléné

Elles ont des cheveux pâles comme la lune,
Et leurs yeux sans amour s’ouvrent pâles et bleus,
Leurs yeux que la couleur de l’aurore importune.
Elles ont des regards pâles comme la lune,
Qui semblent refléter les astres nébuleux.
Leurs paupières d’argent, qu’un baiser importune,
Recèlent des rayons langoureusement bleus.

Elles viennent charmer leur âme solitaire,
Dans le recueillement des sombres chastetés,
De l’haleine des cieux, des souffles de la terre.
Nul parfum n’a troublé leur âme solitaire.
L’ivoire des hivers, la pourpre des étés
Ne les effleurent point des reflets de la terre :
Elles gardent l’amour des sombres chastetés.

Leur robe a la lourdeur du linceul qu’on déploie,
Blanche sous le regard nocturne des hiboux,
Et leur sourire éteint la caresse et la joie.
Leur robe a la lourdeur du linceul qu’on déploie.
Elles penchent leur front et leurs gestes très doux
Sur les agonisants du songe et de la joie
Qui râlent sous les yeux nocturnes des hiboux.

Elles aiment la mort et la blancheur des larmes…
Ces vierges d’azur sont les fleurs de Séléné.
Possédant le secret des philtres et des charmes,
Elles aiment la mort et la lenteur des larmes,
Et la fleur vénéneuse au calice fané.
Elles viennent cueillir les philtres et les charmes,
Et leurs yeux pâles sont les fleurs de Séléné.

Renée Vivien, Cendres et Poussières, 1902

 

Cette nuit j’ai rêvé qu’une belle jeune femme fantomatique chantait d’une douce voix et se couchait à mes côtés pour m’étreindre…Je ne me souviens pas de son visage mais elle était frêle, portait une longue robe blanche et un chapeau…Au lieu de me laisser aller à cette caresse, j’ai paniqué…J’ai accouru dans la chambre de ma mère qui semblait tellement fatiguée, elle était vêtue d’une robe verte et d’un haut rouge pailletée(le même que le mien, j’étais étonnée qu’elle se vêt ainsi comme une jeune fille). Je la câlinais avec tendresse et je cherchais son réconfort effrayé par le fantôme d’une jeune femme amoureuse de moi… et d’un autre siècle.

J’ai pensé que ce fantôme c’est moi car cette été j’ai acheté un beau chapeau pour aller à la plage. Mais j’ai pensé surtout à la poétesse Renée Vivien. Et à mon réveil dans la nuit j’ai eu peur pour ma mère. Un peu comme si cette jeune fille c’était la mort ou quelque chose comme ça. Mais peut-être est-ce moi qui allais m’éteindre comme l’étoile filante…Et je cherchais l’affection de ma mère dans ma détresse. Mais ni l’une ni l’autre ne semblons bien.  

Depuis hier soir je pense à mon rêve, le fantôme amoureux de moi et qui porte un chapeau comme le mien. Je pense que cette jeune fille est mon double ou mon âme…J’ai pensé aussi à la poétesse Renée Vivien. D’après un livre d'interprétation des rêves que j'ai emprunté à la bibliothèque le chapeau véhicule nombre de significations: Jung affirmait qu'ils étaient le symbole de la pensé et que la forme onirique était donc porteuse de sens. Si nous changeons de chapeau ou en achetons un, il est probable que soyons à une étape de notre développement personnel qui permet de nous ouvrir à de nouvelles idées et d'écarter à présent des croyances maintenant dépassées.

Je suis allée consulter un livre très ancien que j’ai depuis l’adolescence (c'est-à-dire j’avais peut-être 15 ans) et je ne le consultais plus. Porter un chapeau signifie vous ferez un voyage...En réalité j'ai acheté un chapeau lorsque mon oncle du Canada (il adore voyager, il était dans la marine marchande) était là et que nous allions à la plage...mais il m'a proposé de le rejoindre au Canada l'année prochaine ...Je ne sais pas quoi lui répondre. Mélange d’envie, de peur…

Ce rêve parle de la mauvaise santé de ma mère et de mon inquiétude vis-à-vis d’elle…Et de notre relation plutôt fusionnelle. Si je n’avais pas eu peur de ce fantôme. Ce fantôme de moi-même ? Ce rêve aurait pu être agréable, très sensuelle…Mais je semble avoir peur comme s’il s’agissait d’un succube ou d’un incube. Ou peut-être est-ce la mort ? A mon réveil je voulais téléphoner à ma mère, j’avais peur qu’il lui soi arrivé quelque chose. Je n’étais pas rassurée…

Un ami m’a écrit : J'ai lu le texte sur ton rêve, à ta place je serais resté dans le premier lit). J’ai vu une citation ce matin qui disait " Le premier acte, est libre en nous, mais nous sommes esclave du second." (GOETHE, Faust). 

Je rejoins ma mère dans son lit parce que j’ai peur de ce fantôme. Il ne s’agit que de tendresse filiale. Et d'inquiétudes. Ses angoisses je les porte, comme elle porte mon habit rouge à paillette. Elle ne peut pas se passer de moi. C’est pour ça qu’elle porte mon habit. Je suis peut-être devenue sa conjointe qui remplace l’homme qu’elle n’a pas. Elle dit se sentir vide et seule lorsque je ne suis pas là.

Je pense aussi que mon rêve est lié à Roland…Il m’a effrayé. Il croit aux vies antérieures. Il pense que nous étions ensemble dans une autre vie. Ce fantôme c’était peut-être moi dans une autre vie.    

La poétesse Renée Vivien qui aimait voyager

La poétesse Renée Vivien qui aimait voyager

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28 juin 2017 3 28 /06 /juin /2017 16:20
Ellen Rogers

Ellen Rogers

Les nymphes demeurent
Fragiles, ni l’une ni l’autre
Ne se ressemblent
Mais se cherchent…
Entrent-elles, elles sont
Douces. Ce font belles
Elles prennent soin
De L’une et l’autre.

La rivière emporte leurs
Rires. Efface leurs
Sourires. Trouble
Leurs images…et
Les étire…
Dans le bruissement
Des feuilles je le
Devine :
La rivière est un
Long sanglot.
Les larmes sont
Des cristaux et
Dessinent des
Ronds dans l’eau…
L’eau se lisse comme
Les cheveux…
Mais ne démêlent pas
Les maux de l’âme…


La nuit elles ne dorment
Pas et se chuchotent des
Secrets, l’eau emporte les paroles.
C’est leurs pas que
Je devine fragiles sur les brindilles,
La lueur de leur chandelle qui
Tremble dans la nuit.
Elle a peur.


Elles lisent et rêvent,
Mais ne veulent plus
Aller au lycée, elles
Sont libres…Mais
Pas insouciantes…
Une inquiétude flotte
Dans le regard,
Leurs paisibles sourcils
Se froncent…
Elles sont jeunes,
Mais blessées,
Des démons sommeillent dans
Leurs abysses et s’éveillent
D’un effleurement…
Émotives elles sont…

Fragiles nymphes
D’hier et aujourd’hui :
" J’ai 17 ans mais plus de 1000 ans,
Je ne veux pas vieillir, plus grandir,
Laissez-moi chanter et danser,
Jouer avec mes amies…
Je veux oublier les
Blessures de l’enfance…
Je ne veux pas être ennuyée
Par les responsabilités des
Grandes personnes
Je veux dormir…
Je veux rêver…
A Tout jamais…
Ne jamais être femme et
Mère…
Mais je veux bien me maquiller, fumer et
Boire…Je veux bien jouer ma vie !
J’ai peur mais je n’ai pas peur !
J’aime la nuit !
Transpercer d’étoiles de
Plomb !
Laissez-moi vivre 
Laissez-moi mourir au
gré de mes pulsations...

 

Lorsque mon cœur est lié au trou noir"

photographies Ellen Rogers
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photographies Ellen Rogers
photographies Ellen Rogers

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12 juin 2017 1 12 /06 /juin /2017 08:29
La chambre de la biche

Elle disparaît…

Une biche triste,
Avec un visage de femme-enfant.

Entre ses côtes saillantes,
Une luciole émeraude
Scintille doucement.

Elle disparaît derrière la glace
D’une demeure.

Le reflet de la pluie
Dans sa chambre.
La flamme d’une chandelle
Étirée…

La fenêtre,
En forme de psyché,
Se retourne…
Elle passe de l’autre côté.

Sous la lune,
Elle s’échappe,
Ses souliers tintent…

Je la sais triste,
Je la sais seule,
Sans sommeil,
Je la devine au
Cœur d’une ville
Médiéval cerné
Par les bois.

Sois là pour elle.
Sois là pour elle.

Le cristal est si fin
Comme de la peau.

Elle est si douce,
Mais elle n’est plus…

Son cœur est vide,
Aucun éclat ne
Subsiste dans
Ses yeux…

La chambre de la biche
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3 juin 2017 6 03 /06 /juin /2017 09:13
Libellule

Si sur la terre
notre amour est impossible...
Laisse moi mourir
Je deviendrais ta fée
Et plus rien ne nous séparera
Je virevolterai à tes côtés
Je serais invisible
Mais je serai magie
Signe...
Rien ne te séparera des tiens
Je veux juste être ton ange

Tu ne me verras même pas
Puis-ce que tu m'aimes discrète

Sans tendresse, je voudrais bien m'échapper...
être une fée

Si je ne peux pas être ta maîtresse,
Laisse moi être un ange.

Je veux m'échapper de mon corps de chat,
à la robe noire,
qui ne fût jamais aimé,
jamais caressé...

ou sans tendresse...
Comme une marionnette.

Je serai libellule
en apesanteur,
à la surface de l'eau
et du ciel.

Et j'écrirais mes poèmes
à travers toi, je serai entre
les ondes. Tu accueilleras
ma grâce dans ta chambre.
Me couchera sur du papier...

Cela sera moi
Cela sera toi,
Cela sera tout,
tout les mondes...

Je suis entres les ondes...
Connectée à l'univers,
entier.

 

 

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10 mai 2017 3 10 /05 /mai /2017 17:31
Rosasse

Les bras en croix, cloué à la rossasse de sa chambre, la damoiselle tournoie dans le sens inverse des aiguilles d’une monstre. Les rouages sans fin et en boucle se sont enclenchés…Le mécanisme est en marche. C’est un flot qui coule…en longues plaintes stridentes…strié de soubresauts…C’est en dents de scie. Irrégulières… Il faudrait peut-être huiler la machine infernale ! On dirait un train qui déraille ! Tandis qu’elle broie ses os et ses chairs. Un moulin à café noir. Complexe. Tandis que sa nuit broie du noir. Et qu’un vampire en extrait un jus rougeoyant.


Ce ne fût pas le Rouge George… Ni le coupe gorge à l’orée des forêts.
J’entendîmes milles chevaux aux galops. Milles sabots démultipliés glissâmes sur les cailloux. Nous vîmes des éclairs à leurs chevilles ensanglantées. Et la gueule d’un loup déchirâmes leurs robes.

Le S d’un serpent vert se dessinâmes dans la flaque de ses sanglots. Un S dans le reflet de son clair visage. Au clair de lune.

A la mouvance des feuillages...Translucides.

Ô rayons filtrés d’une chevelure. Aux éclats de lumières éparses. Comme un cristal blessé.

Dans la chambre l’écho eut redit ses prières. Une apparition entrâmes et vacillâmes telle une flamme. J’entendîmes un vent lugubre in silvia chantâmes aussi bien qu'un elfe railleur.

Quand la douleur demeurâmes muette entre ses quatre murs. Elle se transformâmes en chouette. Et dans son envol avalâmes le serpent.

Rosasse
Rosasse
Rosasse
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8 mai 2017 1 08 /05 /mai /2017 13:26
Prisca

Prisca

Attente

En cette chambre où meurt un souvenir d’aveux,
L’odeur de nos jasmins d’hier s’est égarée…
Pour toi seule je me suis vêtue et parée,
Et pour toi seule j’ai dénoué mes cheveux.

J’ai choisi des joyaux… Ont-ils l’heur de te plaire ?
Dans mon cœur anxieux quelque chose s’est tu…
Comment t’apparaîtrai-je et que me diras-tu,
Amie, en franchissant mon seuil crépusculaire ?

Des violettes et des algues vont pleuvoir
A travers le vitrail violet et vert tendre…
Je savoure l’angoisse idéale d’attendre
Le bonheur qui ne vient qu’à l’approche du soir.

En silence, j’attends l’heure que j’ai rêvée…
La nuit passe, traînant son manteau sombre et clair…
Mon âme illimitée est éparse dans l’air…
Il fait tiède et voici : la lune s’est levée.

Renée Vivien, 'A l'heure des mains jointes', 1906

Attente
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  • : Mon univers sombre et féérique...Je m'appelle Prisca Poiraudeau,une rêveuse gothique, je suis passionné d'art...
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